Coronavirus dans les îles britanniques : le Royaume-Uni et l'Irlande espèrent avoir atteint leur "pic" de contaminations

Le Royaume-Uni et l’Irlande auraient-ils enfin atteint le "pic" de contaminations de la troisième vague ?

Après avoir augmenté chaque jour sans discontinuer depuis plus d’un mois, la "moyenne mobile" du nombre de contaminations (c’est-à-dire la moyenne calculée sur les 7 derniers jours) affiche des baisses successives depuis 3 jours dans ces deux pays.

Un pic semble avoir été atteint le 8 janvier avec 68.192 cas détectés en un jour au Royaume-Uni et 8227 cas en Irlande. Cette date coïncide aussi avec un apparent pic du taux de positivité de 26% en Irlande. Au Royaume-Uni, ce pic du taux de positivité semble avoir été atteint le 4 janvier avec 12,8% de tests positifs. Depuis, ce taux redescend et était estimé le 11 janvier à 10,2%.

Une baisse marquée à Londres

A noter que le nombre de cas est en baisse dans toutes les composantes du Royaume, que ce soit l’Angleterre, l’Ecosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord, mais c’est à Londres, dans le sud-est et l’est de l’Angleterre que la baisse est le plus marquée.

Alors, le pic a-t-il été atteint ? "Nous pouvons en faire le pic si suffisamment de personnes respectent les règles", a déclaré à la BBC le secrétaire d'Etat à la Santé britannique, Matt Hancock. Celui-ci se montre très prudent. Il faut dire que le 12 novembre, le Royaume-Uni pensait avoir atteint le pic de la deuxième vague avec 33.517 cas en une journée. Mais après deux semaines de baisse et surtout un déconfinement opéré le 2 décembre, les chiffres étaient aussitôt repartis à la hausse, nécessitant un reconfinement strict dès le 6 janvier.

Celui-ci semble donc porter ses fruits mais Matt Hancock reste donc très prudent sur cette question du pic : "Je veux que ce soit le cas, mais cela dépend du comportement de tout le monde."

Un variant plus contagieux, mais peut-être moins qu’on ne le pensait

Autre bonne nouvelle, toujours selon la BBC, "il existe des preuves que le nouveau variant ne se propage peut-être pas aussi rapidement qu’on le craignait au départ": une étude de Public Health England a suggéré qu’au lieu d’être 70% plus transmissible, ce pourcentage pourrait en fait se situer entre 30% et 50%.

En attendant le déconfinement n’est pas envisagé car cette baisse des cas ne se marque pas encore sur la courbe des hospitalisations et des décès, qui restent en hausse (sauf au Pays de Galles, où les décès sont déjà en diminution). Notons qu’à Londres, on semble voir aussi un fléchissement dans le nombre de nouvelles hospitalisations.

Le Royaume-Uni compte aussi mettre en place "dès que possible" une vaccination 24 heures sur 24. L’objectif est de vacciner d’ici à mi-février les plus de 70 ans et les soignants, soit environ 15 millions de personnes, pour 2,4 millions de vaccinés aujourd’hui depuis le 8 décembre.

Pic envisagé en Irlande aussi

En Irlande aussi, le professeur Philip Nolan a déclaré que les indicateurs de Covid-19 restaient à des niveaux records, mais que la croissance pourrait ralentir sous l’effet des restrictions de niveau 5 : "Si vous pensez aux mesures que nous avons introduites, il est inconcevable qu’elles n’aient eu aucun effet sur le taux de croissance" a-t-il déclaré dans la presse irlandaise.

A noter que selon l'OMS, l'explosion des cas en Irlande ne serait pas principalement due au variant britannique, de plus en plus présent, mais avant tout aux fêtes de fin d'année sans distanciation.

L'Irlande, le pays où l épidémie se répand le plus vite (JT du 11/01/2021)

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