Coronavirus : dans la crise, le rempart psychologique de la frontière nationale

Face à la crise du coronavirus mondiale, 164 pays sont impactés et 11.000 personnes sont décédées sur la planète. Bref, quasi personne n’est épargné. Dans cette situation exceptionnelle, il y a une volonté de se raccrocher au concept de nation, comme en temps de guerre.

Mais Emmanuel Macron, n’a-t-il pas évoqué lui-même l’état de guerre ?

Dans toute l’Europe ce mouvement de repli, " de confinement", s’opère. D’ailleurs, l’Union européenne a, fait historique, fermé ses frontières extérieures. Et ce vendredi, la Belgique fermait également ses frontières en installant des contrôles dès 15h. Les frontières entre Etats membres font leur grand retour dans une dizaine de pays.


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La charge psychologique de la frontière nationale

Il serait effectivement difficile de demander à la population de rester confinée tout en gardant les frontières ouvertes d’un point de vue à la fois logique et moral.

A cela s’ajoute, le fait que chaque fois que l’on est confronté à une crise de grande ampleur, on peut observer ce qu’Yves Pascouau, Directeur du Programme Europe de l’association Respublica, appelle "la charge psychologique excessivement importante de la frontière nationale".


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Il s’agit en fait d’un "réflexe qui existe chez les citoyens de se dire c’est peut-être derrière ma frontière que je suis le mieux protégé", explique le spécialiste.

Scientifiquement la propagation du coronavirus montre que cela n’est pas vrai. Mais le fait est que la "frontière nationale demeure un ressort psychologique très fort", analyse Yves Pascouau.