Coronavirus : confinés ? Nos 10 conseils pour quand même participer à l'effort collectif

La Première ministre a listé ce mardi soir une série de nouvelles mesures de confinement strict. Aujourd’hui, la Belgique est montée d’un cran voire de plusieurs crans supplémentaires en termes de sécurité pour éviter au maximum la contamination de nouveaux Belges au coronavirus.

Nous voici donc, confinés chez nous pour la plupart, alors que certains sont en premières lignes. Nous avons peut-être un certain sentiment d’impuissance face à la situation. Nous nous demandons, que puis-je faire pour aider et participer à cet effort collectif ?

Nous vous avons listé 10 choses que vous pouvez faire en cette période pour donner du sens à vos actions. Des petits gestes simples, mais qui peuvent avoir de bons résultats, si nous nous y mettons tous et toutes.


►►► Lire aussi : "Notre vie a changé" témoignages de ces autres métiers en "première ligne"


Ironie de l’histoire, pour les Chinois et les Japonais, le mot crise est constitué de deux idéogrammes Wei (danger) et Ji (opportunité). C’est donc le paradoxe, quand arrive une crise, c’est une situation difficile qui permet de saisir de nouvelles opportunités et de rebondir.

Dans notre français ce mot vient du grec "Krisis" qui veut dire "décision", il ne tient donc à nous que de prendre les bonnes décisions, pour réinventer une solidarité qui sera nécessaire, face à une crise qui va durer dans le temps.

Faire attention à ce que je diffuse sur mes médias sociaux

La peur est un terreau fertile pour la propagation de rumeurs, idées reçues et fausses informations. Avec la crise du coronavirus et l’explosion des moyens de communication, un nombre important d’informations douteuses circulent. Certaines d’entre elles peuvent prêter à rire, mais certaines de ces Fake News sont potentiellement dangereuses.


►►► À lire aussi : Comment éviter les Fake News sur le Covid-19 ?


Se méfier des titres

Premier conseil : rester en alerte et observer les titres. Les Fake News ont souvent des titres accrocheurs et jouent sur la ponctuation. S’ils sont écrits en majuscule ou comportent des points d’exclamation, c’est un premier indice qui doit retenir notre attention.

Examiner attentivement l’adresse du site que je consulte

Les sites frauduleux imitent parfois l’adresse web d’un vrai média crédible, en ne changeant qu’un seul caractère. Une manière de faire croire aux consommateurs que l’information provient d’une vraie source d’actualité.

Vérifier les dates et les photos

Les chronologies incohérentes, dates erronées sont également des indices qui doivent nous alerter. Les Fake News contiennent aussi des photos retouchées, ou des images d’actualité réelles mais qui sont sorties de leur contexte et présentées dans un autre cadre, afin d’appuyer une fausse information.

Trouver d’autres sources

C’est un rappel élémentaire mais avec la rapidité des réseaux sociaux, on l’oublie parfois. Avant de croire une info sur Internet, il faut la vérifier en trouvant d’autres sources et médias sérieux qui en parlent.

Proposer de l’aide à mes voisins

Si vous êtes en bonne santé et que vous trouvez le temps un peu long, vous pouvez proposer une aide à vos voisins via la distribution de tracts ou un appel sur les réseaux sociaux, afin d’offrir votre aide pour des courses aux magasins, à la pharmacie ou autre. Cela doit se faire en respectant bien la distanciation sociale demandée par les autorités sanitaires.

 

Limiter la production de mes déchets

Beaucoup de services publics doivent continuer à fonctionner mais avec des équipes réduites pour cause de maladie. Il faut donc réduire au maximum la production de vos déchets. Si vous avez la possibilité de conserver par exemple vos poubelles papiers ou plastiques attendez la fin du confinement pour les déposer à l’enlèvement. Vous aiderez ainsi fortement les services de ramassage à rester efficace.

Veiller sur les personnes les plus précaires

Peut-être plus qu’a votre habitude, prenez soin, des personnes les plus précaires, comme les SDF par exemple. Les centres d’accueil en journée sont fermés. Les "Restos du Cœur" et autres associations d’aides pour les repas doivent eux refuser de servir dans leurs locaux. Ils vont tout de même continuer de préparer des repas qui seront livrés aux SDF et personnes précarisées. Dans certaines communes du personnel du CPAS est appelé en renfort. Des vêtements, des couvertures et des colis seront aussi distribués en rue pour remédier aux fermetures du centre de la Croix-Rouge dédié aux SDF. Mais plus que tout un peu de chaleur humaine et le maintien de liens sociaux seront importants pour traverser cette période inédite.

Je soutiens le secteur culturel, #jegardemaplace

La situation des artistes et intermittents du spectacle est plus qu’alarmante, il en va de même pour les salles de spectacle et autres événements culturels qui ont vu du jour au lendemain tous les événements s’annuler. Alors que les appels à l’aide des artistes se font entendre en France, en Belgique et dans toute l’Europe, Emilie Delorme, nouvelle directrice du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, a proposé une solution pour contrer les effets des annulations pour les salles de spectacles : ne pas demander de remboursement pour ses places de concert ou d’opéra.

Chaque spectateur est appelé à être solidaire afin d’atténuer les pertes déjà immenses subies par les maisons d’opéras, par les orchestres et les artistes. Sur Twitter, Emilie Delorme lance un hashtag #jegardemaplace, comme un cri de résistance face à la situation.

Une initiative que nous ne pouvons que relayer et nous invitons les spectateurs belges à participer à cet élan de solidarité envers les salles de théâtres et de concerts belges.

Avant de pouvoir à nouveau réinvestir les salles de concert et d’opéra, des nombreuses institutions offrent aux internautes la possibilité de voir, en streaming, un large choix de concerts, d’opéras et d’archives.


►►► A lire aussi : Annulations pour cause de coronavirus : des mesures de soutien pour les tour-opérateurs et l’événementiel


 

Si je possède des masques, je les dépose au poste de police le plus proche

Afin de prévenir une pénurie, imminente, de masques buccaux, le virologue Marc Van Ranst (membre du comité scientifique spécialement créé pour conseiller les autorités sur le coronavirus) appelle les citoyens à remettre les stocks qu’ils ont achetés aux hôpitaux. Il emboîte ainsi le pas au porte-parole interfédéral francophone Emmanuel André, qui lançait le même appel, dimanche soir.

"Chers amis, vous avez acheté des masques chez le pharmacien. Nos infirmières et médecins ont besoin de ces masques maintenant. Pouvez-vous déposer ces boîtes à la réception de votre hôpital à proximité ? C’est comme ça que vous aidez vraiment vos travailleurs de la santé ! ", a tweeté le chef du département de microbiologie de la KU Leuven.

Le porte-parole interfédéral covid-19 Emmanuel André avait déjà exhorté la population avec un message similaire, dimanche soir : "Chers amis qui ont acheté des masques en quantité ces dernières semaines : apportez-les à vos hôpitaux et vos médecins. Ce geste citoyen les protégera, et vos soignants pourront mieux vous protéger et vous soigner."

Et si vous avez les mains habiles, une machine à coudre vous pouvez aussi fabriquer des masques pour aider les équipes de soins en première ligne.

 

Je me fais livrer un plat à domicile

Si vous en avez les moyens, vous pouvez commander un plat à votre restaurant préféré, car les secteurs de l’Horeca vivent en ce moment une des plus grandes crises de son histoire. Depuis le 13 mars à minuit et jusqu’au 5 avril inclus, tous les établissements Horeca (à l’exception des hôtels) doivent fermer leurs portes. Une exception est cependant prévue pour les services traiteur. Les clients peuvent donc venir retirer leurs plats au restaurant. Il est néanmoins interdit de manger sur place et les salles doivent être fermées. Les livraisons sont également autorisées. Les plats peuvent donc être livrés chez vous. De nombreux sites références les offres disponibles, ou contacter simplement par téléphone votre restaurant choisis pour voir s’il est opérationnel.

Voici une liste très complète de l’offre bruxelloise.


►►► Lire aussi : Quick, Burger King et McDonald’s ferment aussi drive-in et services de livraisons


 

Je montre mon soutien au personnel médical

"A 20 heures, j’ouvre les fenêtres et j’applaudis" ; voilà une initiative qui prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux avec le hashtag #bravopourlessoins. Comme leurs voisins espagnols ou italiens, les Français ont applaudi depuis leurs appartements où ils sont confinés les soignants, en première ligne dans la lutte contre le coronavirus. En Belgique, aussi des appels ont été lancés sur les réseaux sociaux pour participer à ce rendez-vous du soir.

Je fais mes courses en respectant les règles

On ne le répétera jamais assez, mais nous serons alimentés correctement durant la période de confinement. Evitons donc les comportements individualistes et pensons aux autres.

Je fais la file en gardant mes distances, il ne pourra y avoir qu’un client par 10 m2. Je ne prends que le nécessaire avec une présence maximale de 30 minutes dans le magasin.

Les night-shops, eux, devront fermer à 22 heures, en tenant compte de la distanciation sociale. Les échoppes alimentaires ne seront autorisées que si elles sont jugées indispensables.

Distanciation sociale ne veut pas dire insolemment

Dernier conseil de notre liste, mais sans doute le plus important : "Faites preuve de bienveillance". Nous allons devoir vivre avec nos proches confinés, il faudra mordre sur sa chique. N’oublions pas de rester en contact téléphonique avec nos familles et nos amis.

2 images
Coronavirus: Nos 10 conseils simples pour participer à l'effort collectif © Tous droits réservés

Extrait : Point presse du Centre interfédéral Coronavirus 18/03/2020

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK