Coronavirus: comment les hôpitaux font-ils face aux cas graves?

L'épidémie de coronavirus bouscule nos habitudes de vie et inquiète une bonne partie de la population. Alors ce soir et toute cette semaine, sur le plateau de CQFD, nous vous proposons un entretien avec un spécialiste pour faire le point sur la situation, et vous permettre de poser vos questions. Notre invité, ce mercredi: Leïla Belkhir, infectiologue aux cliniques universitaires de Saint-Luc.

On a des patients hospitalisés tous les jours un peu plus

243 nouvelles infections et 4 décès ont été recensées chez nous ce mercredi. Cela fait près de 1500 cas et 14 morts depuis le début de l'épidémie en Belgique. En tout, 496 personnes ont été hospitalisées (dont 100 en soins intensifs). Ce chiffre est toujours en croissance exponentielle aujourd'hui. Les hôpitaux ont-ils bien la capacité d'accueillir tous les malades? 

Emmanuel André, le porte-parole interfédéral Covid 19, a rappelé que l'évolution du nombre de personnes hospitalisées en soins intensifs était suivie de manière extrêmement attentive. Un nombre à la hausse certes, mais encore bien en-deçà des capacités globales de notre système de santé.

Alors quelle est la situation dans un hôpital comme le CHU Saint-Luc à Bruxelles? Leïla Belkhir nous explique: "on a des patients hospitalisés tous les jours un peu plus, la plupart évoluent bien pour l'instant, dans ce qu'on appelle les unités de soins, deux unités dédiées chez nous. Et quelques patients aux soins intensifs à l'heure actuelle"

80% des patients vont bien

En Italie, 70% des morts du coronavirus sont des hommes

En Italie, 475 morts supplémentaires ont été annoncés aujourd'hui. C'est un record de décès pour un pays sur 24h. Il y a, en tout, un peu plus de 35 700 cas recensés à ce jour dans la péninsule, dont près de 3000 morts. Environ 65% des décès sont survenus en Lombardie, région la plus touchée, qui a atteint un taux de mortalité de 10%. L'âge moyen des personnes décédées est de 79,5 ans, et les hommes représentent 70% des morts, selon des statistiques officielles publiées ce mercredi. 

"La situation italienne génère de l'angoisse pour nous", concède Leïla Belkhir, "mais je pense aussi que les mesures précoces de confinement qui ont été prises ici ont pour but d'éviter ce scénario [...] Maintenant, il faut attendre encore quelques jours, car à partir du moment où on attrape le virus, il faut attendre une semaine plus ou moins avant de présenter les symptômes. Il est trop tôt maintenant, mais ce qu'on espère, c'est que grâce aux mesures de confinement prises, on va éviter le fameux pic et la saturation des hôpitaux, ce qui est arrivé en Italie et explique que le pays soit en grosses difficultés".

 

CQFD, Ce Qui Fait Débat, un face-à-face sur une question d’actualité chaque jour à 18h20 sur La Première et à 20h35 sur La Trois. L’entièreté du débat ci-dessous.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK