Coronavirus : bientôt un déconfinement ? "Il y a une véritable urgence, à la fois économique et psychologique", estime l'UCM

Même si la hausse de contaminations liée au Covid-19 se poursuit, les autres indicateurs sont plutôt bons avec une diminution des décès et des hospitalisations. Pour Leïla Belkhir, infectiologue aux cliniques Saint-Luc, "il est temps d’envisager des perspectives". Tout le monde en a un peu marre et voudrait passer à autre chose. Alors est-on proche d’une nouvelle phase de déconfinement ? C’est en tout cas ce qu’espèrent les Belges mais aussi l'Union des classes moyennes. 

"Il y a une véritable urgence, à la fois économique et psychologique. Et puis, troisième raison, c’est la fin de toute une série de mesures le 31 mars", affirme Pierre-Frédéric Nyst, président de l’UCM, l’Union des classes moyennes. 

Les Belges fatigués de cette situation

Après presque un an de coronavirus, les indépendants ressentent le besoin de travailler non seulement pour assouvir les besoins économiques mais également pour satisfaire le psychologique. Les Belges sont fatigués de toutes ces restrictions et considèrent que les promesses annoncées pour les métiers de contacts doivent tenir.

"Il faut qu’ils puissent ouvrir le 13 février, car on aura ainsi une quinzaine de jours pour voir l’éventuel impact sur le plan sanitaire, et rouvrir le 1er mars pour l’horeca. Vous voyez donc que tout s’enchaîne véritablement", rajoute Pierre-Frédéric Nyst.

Rouvrir son restaurant symboliquement, un besoin psychologique

Michel Garcia, restaurateur a décidé de rouvrir son restaurant, d’aménager sa salle, d’allumer les lumières et de dresser ses tables et ce, symboliquement uniquement pour retrouver quelques sensations. "J’ai pourtant de nombreux coups de téléphone depuis que j’ai mis l’annonce. Ils veulent venir manger, ils réservent des tables, mais je leur dis forcément non, que c’était symbolique. C’est bon pour notre moral de voir une belle salle où les lumières sont allumées et la table dressée".

Un réel besoin psychologique et économique

C’est donc aujourd’hui, un réel besoin psychologique pour les métiers de contact, le secteur de l’horeca mais pour les secteurs de l’événementiel, du culturel, etc. Une prolongation de fermetures des secteurs actuellement fermés serait catastrophique.

"Il y a toute une série de mesures qui s’arrêtent fin mars et le moratoire des faillites est arrêté depuis quelques jours, donc il faut pouvoir reprendre parce qu’il faut pouvoir avoir un peu de chiffres. Les frais fixes continuent à tomber chaque mois, vous avez votre loyer qui arrive, et si vous n’avez aucune rentrée, c’est une dette mensuelle supplémentaire, donc ça commence à être vraiment très, très difficile", note Pierre-Frédéric Nyst.

Et ce, même avec les aides. "Certains avaient des réserves au début du confinement et aujourd’hui la plupart ont mangé — sans jeu de mots — leurs réserves. Alors, les aides sont là, c’est effectivement très intéressant, très bien, et c’est un minimum, mais ce n’est pas suffisant vu la durée de la crise. Il faut maintenant pouvoir retrousser ses manches et retravailler", conclut-il.

Un assouplissement des mesures est-il à espérer à l’issue du prochain comité de concertation ? Réponse ce vendredi.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK