Coronavirus : alors, ce voyage ? Je le maintiens, je l'annule?

Le voyageur belge sera patient avant d'éventuellement se promener sur cette plage, à Cuba.
Le voyageur belge sera patient avant d'éventuellement se promener sur cette plage, à Cuba. - © YAMIL LAGE - AFP

Le top de départ du congé annuel scolaire de la Toussaint est donné ce vendredi en fin d'après-midi, pour s'étaler exceptionnellement sur treize jours. Chaque année, par ceux et celles qui en ont l'occasion et les moyens, ce congé est volontiers mis à profit pour un séjour, le plus souvent à l'étranger.


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Des 720.000 passagers qui, l'année dernière, sont partis de ou sont arrivés à l'aéroport de Bruxelles (en incluant les déplacements professionnels), combien en restera-t-il cette année? "De 15 à 20%", selon les responsables de Brussels Airport. La perte de clientèle des agences de voyage semble plus importante encore et pour cause: à quelques exceptions, elle n'est constituée que de touristes.

Un beau point vert 

Pourquoi tant d'annulations?

La décision dépend d'un ou de plusieurs de ces facteurs:

1) L'état sanitaire du voyageur. S'il est positif au Covid19 ou en quarantaine par précaution, adieu les cieux lointains et, il l'espérait, enchanteurs.

2) Les contraintes sanitaires imposées au retour en Belgique (une éventuelle mise en quarantaine) ou, déjà, sur votre lieu de vacances. Présenter, à l'arrivée, une attestation de Covid négatif suppose un examen préalable, en Belgique.

Si vous êtes admis au test, il faut le réaliser dans un certain délai avant le départ... et attendre patiemment les résultats.

3) Votre destination. Des vols sont-ils encore assurés? Le train réservé est peut-être annulé et aucun autre horaire ne vous convient.

4) La destination elle-même. En rouge, le plus souvent aujourd'hui, en Europe. Un peu d'orange, peu de vert.

Fermeture postposée 

"Les clients qui maintiennent leur réservations sont rares. S'ils changent de lieu de vacances, un sur deux se tourne vers Gran Canaria", précise Maguy Leocata.

Gérante, à Forest, d'une agence de voyages indépendante (Aquatour) créée il y a 35 ans, elle réoriente volontiers sa fidèle clientèle vers Las Palmas, une des rares zones vertes du Sud de l'Europe et, en tout cas à l'heure actuelle, la seule de l'ensemble des Îles Canaries (Tenerife est en rouge): "les fournisseurs ont tous fait des efforts. Il y a plus de vols et des hôtels ont postposé leur fermeture."

Las Palmas, un goulet d'étranglement pour touristes de dernière minute?

"Ne croyez pas ça", répond Maguy Leocata. "Sur place, les plus strictes mesures sanitaires sont appliquées. Pour offrir plus d'espaces à leurs clients, les hôtels ont réduit leur capacité de 20 à 25%. Et les périodes de congés scolaires ne sont pas les mêmes dans tous les pays d'où partent les touristes."

A défaut de chanter à Gran Canaria?

Plusieurs agences de voyage ont renforcé leur offre de séjour à la Côte ou en Ardenne.


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Tous les services médicaux 

Partir en zone rouge est, pour relayer les termes des affaires étrangères, "strictement déconseillé". Le terme "interdiction" est biffé depuis le 24 septembre.

Ce qui a rouvert totalement le champ d'interventions d'une compagnie comme Europ Assistance.

A présent, les Mutuelles regroupées dans l'organisme Mutas assurent également une couverture médicale complète à leur membre, y compris l'éventuel rapatriement.

Cela sous conditions administratives et essentiellement pour une zone européenne qui dépasse le cadre de l'Union européenne et pour le bassin méditerranéen.

Mais les Mutuelles conseillent vivement de suivre les indications des affaires étrangères.

Duplex et explications dans notre 13h de ce mercredi 28 octobre :

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