"Coronalert", l'application de traçage belge devrait être disponible dès ce mois de septembre

Coronalert, l'application de traçage digital belge devrait être disponible dès septembre
Coronalert, l'application de traçage digital belge devrait être disponible dès septembre - © Tous droits réservés

L’application de traçage numérique sera bientôt disponible en Belgique. Tout comme en Allemagne ou en Suisse, elle permettra de lister toutes les personnes qui vous ont approchées pendant plus de 15 minutes au cours de vos déplacements. Devside, la société bruxelloise qui la développe, est dans la dernière ligne droite de sa préparation.

Coronalert, c’est le nom de l’application que nous serons bientôt libres de télécharger sur notre GSM. Elle permettra de nous alerter si nous avons été en contact avec une personne positive au Covid-19. Si elle existe bel et bien, l’application n’est toutefois pas encore prête, comme nous l’explique Jean-Paul De Ville, le responsable de Devside : "On est train de terminer les développements et de démarrer les tests. Nous avons terminé les relations avec Google et Apple pour pouvoir mettre tout ça en place".


►►► À lire aussi : Toutes les infos sur le coronavirus


Devside fait actuellement appel à des volontaires qui testent l’application et posent toutes leurs questions aux concepteurs par visioconférence.

Les avantages du traçage digital par rapport aux call centers

"Cet outil se révèle très utile lorsque vous vous trouvez dans des situations de proximité que vous n’avez pas pu éviter. Vous ne pouvez pas forcément demander aux personnes qui vous entourent qui elles sont", nous commente Axel Legay, copilote de l’application de traçage digital

Il nous donne quelques exemples concrets : une file de grand magasin ou encore la terrasse d’un café sont des lieux où nous nous trouvons en présence de tiers que nous ne connaissons pas forcément. Dans tous ces cas, le traçage digital peut s’avérer utile.

Comment fonctionne le traçage digital ?

Si nos téléphones portables sont munis de Bluetooth, ils dialoguent dès qu’ils sont à moins d’un mètre cinquante l’un de l’autre, pendant plus de quinze minutes. Ils échangent leur identifiant, c’est-à-dire un code anonyme qui change tout au long de la journée. Si une personne tombe malade, et a téléchargé au préalable l’application Coronalert, les identifiants de son téléphone serviront à prévenir anonymement via une base de données toutes les personnes entrées en contact avec elle.

"N’oubliez-pas, nous rappelle Karine Moykens, la Présidente du comité interfédéral testing et tracing, que c’est une application que l’on télécharge sur son portable sur base volontaire. Il n’y a aucune obligation à l’utiliser." Elle nous rappelle également la précision de l’outil comparée à la mémoire individuelle.

L’application a fait ses preuves en Allemagne et en Suisse

Aujourd’hui, ce système, appelé DP3T, est utilisé en Allemagne, en Suisse et testé dans deux provinces des Pays-Bas. C’est donc un système appliqué ailleurs et avec une garantie de confidentialité des données privées. Environ 50% des Allemands et des Suisses utilisent actuellement l’application. Karine Moykens souligne également, qu’une fois appliqué en Belgique, le système, sera plus facile à utiliser lors de nos déplacements dans ces pays limitrophes que soit pour des raisons professionnelles ou de loisir.

Pas de précipitation cependant, l’application coince toujours au niveau du cadre légal belge. Olivia Venet, présidente de la ligue des droits humains, le revendique : "Nous citoyens, nous ne voulons adhérer à cet acte que si nous savons exactement comment les données sont collectées et dans quel cadre, elles vont être utilisées et ensuite effacées".

Entre les problèmes de protection des données et les écueils techniques, l’application de traçage digital belge devrait en principe arriver chez nous en ce mois de septembre. Les experts ont estimé qu’il faut au moins 60% de la population belge utilise l’application pour qu’elle soit efficace.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK