COP24 sur le climat: "Nous avons assisté à un imbroglio belge typique", selon Greenpeace

COP24 sur le climat: "Nous avons assisté à un imbroglio belge typique", selon Juliette Boulet
COP24 sur le climat: "Nous avons assisté à un imbroglio belge typique", selon Juliette Boulet - © Tous droits réservés

"Les impressions sont plutôt négatives". Voilà les premiers mots de la porte parole de Greenpeace, Juliette Boulet. "Le rendez-vous de Katowice devait apporter une bouffée d'oxygène et malheureusement, c'est plutôt du charbon que l'on a respiré," ajoute-t-elle.


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Les Etats n'ont pas pris conscience de l'urgence face au réchauffement de la planète. Il ne reste que 12 ans selon le GIEC avant qu'il ne soit trop tard. Pour Juliette Boulet, le problème vient aussi en partie de la Maison Blanche. Bien que Donald Trump se soit retiré de l'accord de Paris, ses équipes sont encore très actives sur le terrain. "Une action très négative, explique-t-elle. Les Américains ont refusé que l'on prenne en considération le rapport du GIEC, dans le texte il est désormais mentionné qu'ils ont fait du très bon travail et qu'on invite les Etats à le prendre en considération mais rien de plus...On avait besoin d'un rehaussement de l'ambition collective, ce n'est pas le cas aujourd'hui."

Le rôle de la Belgique dans tout ça ?

Notre pays aurait été ridicule affirme l'écologiste. "La Belgique a refusé de rejoindre la coalition des pays ambitieux qui demandaient plus à Katowice. Elle a refusé de le faire parce qu'elle a été incapable de se mettre d'accord entre les Régions et le fédéral. Nous avons assisté à un imbroglio belge typique avec des ministres qui ne sont pas capables de voir plus loin que leur propre compétence."

Pour Juliette Boulet, les responsabilités sont partagées, il manque une méthode permettant à tous les échelons de se mettre d'accord. Il manque une méthode commune entre les francophones et les Flamands.

Des points positifs malgré tout

Katowice a mis en place un mode d'emploi pour mettre en oeuvre l'accord de Paris, il y a désormais des règles définies. Chaque Etat devra suivre ses règles pour contribuer de façon nationale à la lutte contre le réchauffement climatique. "Mais on aurait pu faire mieux, mettre plus d'actions urgentes pour lutter contre le réchauffement climatique", conclut la porte-parole de Greenpeace.

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