COP22: la Belgique perd 5 places au "Climate change performance index"

COP22: la Belgique perd 5 places au "Climate change performance index"
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La Belgique occupe la 12e place de l'édition 2017 du "Climate change performance index", un classement des pays en fonction de leurs efforts pour lutter contre le changement climatique établi par l'ONG allemande Germanwatch et le réseau d'ONG Climate action network Europe. Par rapport à l'année dernière, la Belgique recule ainsi de cinq places dans ce classement présenté mercredi à Marrakech en marge de la conférence de l'Onu sur le climat (COP22).

En réalité, notre pays se classe en neuvième position car les trois premières places du classement sont restées vacantes, comme l'année dernière, les auteurs du "Climate change performance index" soulignant que les engagements pris à l'heure actuelle par les parties à l'accord de Paris ne sont pas suffisants "pour éviter un changement climatique dangereux".

La Belgique obtient un score de 62,08, ce qui correspond à la mention "bien". L'évolution des émissions de gaz à effet de serre (GES) et les développements dans les énergies renouvelables en Belgique vont dans la bonne direction mais la politique climatique nationale, le niveau d'émission par habitant et la part actuelle des énergies renouvelables dans le mix énergétique tirent le score belge vers le bas.

Les auteurs du classement constatent encore que la Belgique n'a toujours pas ratifié l'accord de Paris.

Notre pays devance désormais le Danemark, qui trônait en tête du classement ces cinq dernières années. C'est la France, pays hôte de la COP21 qui a vu l'adoption de l'accord de Paris, premier instrument ambitieux et universellement contraignant de lutte contre le réchauffement, qui occupe la première place du classement.

La Suède et le Royaume-Uni complètent le podium, au pied duquel se trouve Chypre. Le Maroc, qui accueille la COP22, est le seul pays non-européen à figurer parmi les 10 meilleurs élèves de l'édition 2017 de l'indice. Le royaume est notamment salué pour ses investissements massifs dans les énergies renouvelables.

Japon et Russie parmi les mauvais élèves

Parmi les mauvais élèves, le Japon (60e), qui mise toujours sur le nucléaire, et l'Arabie saoudite (61e), sur le pétrole, occupent les deux dernières places. L'indice épingle également l'Australie (57e), le Canada (55e), la Russie (53e) et la Turquie (51e) dont les politiques climatiques sont qualifiées de "très pauvres".

Les deux principaux émetteurs de gaz à effet de serre de la planète, la Chine et les USA, se retrouvent en 48e et 43e position avec des performances "pauvres". Les Etats-Unis ont vu leurs émissions par habitant repartir légèrement à la hausse en 2014 et l'élection récente de Donald Trump, qui a qualifié le réchauffement climatique de "canular", risque de ne pas améliorer le tableau états-unien.

Ce classement d'une soixantaine de pays est établi sur base du niveau d'émissions de CO2 et de leur évolution récente, du recours aux énergies renouvelables, de l'efficacité énergétique et des politiques publiques en matière de climat évaluées par 280 experts énergétiques et climatiques, dont la plupart sont membres d'ONG environnementales.

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