Contrôles des diplômes: la Belgique est-elle trop laxiste?

Diplôme
Diplôme - © RTBF

C'était il y a quelques semaines à peine: Une médecin d'un hôpital montois avait été contrainte à la démission après avoir menti sur son diplôme. L'affaire a fait grand bruit à l'époque, elle a aussi montré le manque de contrôles systématiques en Belgique dans ce domaine.

Aujourd’hui personne n’oserait parler d’un cas isolé et surtout pas les agences d’intérim en première ligne face au Fléau. Pour Valentine Willems, gérante d’une agence à Ath : "le nombre de fraudes est en constante augmentation même si il n’existe aucun chiffre récent en Belgique. Les cas sont quotidiens ! Pas plus tard qu’hier nous avons reçu une candidate qui avait transformé son CV de A à Z entre 2009 et 2013, devant ces mensonges à répétition beaucoup d'agences ne demandent même plus les diplômes".

L'expérience mieux que les diplômes?

Aujourd’hui le monde du travail est unanime: l’expérience accumulée et la fiabilité sont particulièrement appréciées rien ne sert donc de mentir sur sa formation. Une expérience menée en interne à la RTBF l’a d’ailleurs montré: sur huit dossiers ouverts à l’aveugle seuls cinq contenaient le diplôme des agents concernés.

Pour Stephan Van Lierde, Directeur des ressources humaines de la RTBF, "les RH ne sont pas payés pour contrôler les diplômes des candidats mais pour analyser leurs aptitudes à accomplir le job. La confiance est le premier des paramètres dans une relation de travail".

Un avis manifestement partagé par la plupart des employeurs car en Belgique, contrairement à la France où des sociétés spécialisées dans la traque aux menteurs ont vu le jour, aucun organisme de contrôle officiel des diplômes n’existe malgré les chiffres de fraude en augmentation.

Thomas Rorive

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK