Alcootests: les policiers désormais équipés d'un nez électronique

L'appareil redouté
L'appareil redouté - © aldr

Les contrôles d'alcoolémie vont s'accentuer. La Police fédérale en fait une priorité. Elle entend contrôler un automobiliste sur trois au lieu d'un sur cinq pour l'instant. Et pour plus d'efficacité et moins de perte de temps, un nouvel appareil sera utilisé. Il détecte les vapeurs d'alcool. C'est donc votre haleine qui vous trahira en premier.

Il a la forme d’une télécommande que l’on aurait combinée à un entonnoir. C’est l'instrument que vont redouter les conducteurs alcoolisés. Il utilise la méthode dite du "sampling". L'appareil est plongé dans l'habitacle, il mesure la quantité d'alcool dans l'air, à 20 centimètres de la bouche du conducteur. Celui-ci expire dans l’entonnoir. S’il est positif, il devra alors souffler dans l’éthylotest classique.

Plus fiable et plus rapide

L’appareil ne remplace pas le bon vieil éthylotest mais il devient tout simplement le nez électronique du policier. Pour Michaël Jonniaux, directeur de la Police fédérale de la route, l’appareil répond au souhait du gouvernement de multiplier les contrôles sur nos routes : "Primo, c’est un appareil beaucoup plus rapide. On peut faire en quelques secondes un test sur la présence ou non de vapeur d’alcool dans l’habitacle. Secundo, nous économisons un euro par contrôle en ne devant pas remplacer l’embout présent sur l’éthylotest traditionnel".

Une opportunité budgétaire

Objectif : contrôler plus de conducteurs belges. Vous êtes un sur cinq à subir un contrôle chaque année soit 1 200 000. D'ici la fin de la législature, l'objectif est de passer à 2 100 000 conducteurs par an. Soit un sur trois.

Effet d’annonce ?

Reste ce constat, toutes les zones de police ne sont pas encore équipées et la police de la route pas du tout. D'où notre question : est-ce un énième effet d'annonce ? Michaël Jonniaux s’en défend : "Mes hommes sur le terrain ont testé pendant des mois les appareils qui sont candidats pour être achetés dans le cadre du marché public. Donc il est évident que, d’ici la fin de l’année, la Police de la route en sera équipée. Et je répète que d’ores et déjà, certaines zones de police en sont équipées !". A vérifier pour l'avenir. Une réalité, elle, est établie : un accident mortel sur quatre est dû à l'alcool. L'alcool au volant tue chaque année 180 personnes sur nos routes.

 

Alain Dremiere

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