Consommer plus sainement: le "nutri-score" fait son apparition sur certains produits

Le nutri-score est un score global allant de -15 pour les produits "les plus sains" à +40 pour les produits "les moins sains". Sur la base de ce score, le produit reçoit une lettre avec le code couleur correspondant : du vert foncé (A) au rouge foncé (E). La teneur en sucres, en acides gras saturés, en sel et les calories ont une influence négative sur le score, tandis que la teneur en fruits, légumes, fibres ou protéines peut améliorer le score.

Le système de nutri-score fait dès ce jeudi son entrée du côté des supermarchés. Une série de produits, dont des yaourts et des céréales, sont disponibles dans les supermarchés Delhaize. Les soupes fraîches, les céréales et les plats préparés de la marque porteront également le nutri-score dans les jours à venir.

"L'objectif est de munir tous les produits de marque propre de ce label dans les deux ans", indique la marque au lion.

Colruyt Group opte également pour cet outil, "une nouvelle étape vers une information produits plus transparente", estime le groupe dans un communiqué. D'ici fin septembre, les magasins Colruyt veulent proposer une dizaine de produits Boni Selection intégrant ce nutri-score sur leurs emballages.

Enfin, le processus est aussi en cours d'installation pour les produits de la marque Carrefour, selon le porte-parole, Baptiste van Outryve.

La Fevia peu favorable

La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Maggie De Block (OpenVLD), convie aujourd'hui les producteurs et les distributeurs à afficher le "nutri-score" sur les produits alimentaires mis en vente. Cette décision intervient après une longue consultation des parties prenantes concernées : organisations de consommateurs, experts dans le domaine de l'alimentation, l'industrie alimentaire et les distributeurs. Mais la démarche restera volontaire.

Pour la Fevia, Fédération de l'industrie alimentaire belge, ce nutri-score ne sera probablement pas utilisé par beaucoup de producteurs alimentaires. "Il sera certainement utilisé par certaines entreprises. Mais la plupart n'y sont pas favorables et risquent donc de ne pas en faire usage", réagit mercredi soir le porte-parole, Nicholas Courant. "Selon nous, ce n'est pas l'outil adéquat pour conduire les gens à une alimentation plus équilibrée", ajoute-t-t-il.

La Fevia estime en effet le système de couleurs "trop simpliste" pour informer les gens, car "deux consommateurs distincts peuvent avoir des besoins totalement différents en termes d'alimentation. Les informations figurant sur l'étiquette doivent être mieux adaptées aux besoins individuels, comme c'est le cas par exemple avec les apports journaliers de référence".

Ce nutri-score est en outre "stigmatisant" pour certaines catégories de produits, précise le porte-parole, qui fait notamment référence au chocolat. "Un produit dont nous devrions être fiers. Voulons-nous maintenant l'exporter avec un point rouge sur l'emballage ?"

La Fevia plaide également pour un système européen afin d'éviter la multiplication des étiquettes. 

 

 

 

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