Consommer plus sainement: le "Nutri-Score" débarque officiellement en Belgique

Le système du Nutri-Score donne une idée de la valeur nutritionnelle d'un aliment grâce à des lettres. Ce logo doit aider les consommateurs à faire des choix alimentaires plus sains. Le Nutri-Score est déjà en place en France mais aussi au Royaume-Uni. Chez nous, certaines grandes enseignes l'utilisent déjà.

Le système du Nutri-Score comprend cinq lettres colorées : A, B, C, D, E. La première lettre, A, étant le meilleur score et E, le plus mauvais. Grâce à ces cinq lettres, il est possible de se faire une idée de la valeur nutritionnelle d'un aliment en un clin d’œil. Pour attribuer la lettre adéquate, le système tient compte de deux catégories de nutriments et d'aliments : d'un côté les protéines, les fibres, les légumes et les fruits et de l'autre côté les acides gras saturés, le sel, les calories et les sucres

Il y a un an, l'enseigne Delhaize introduisait le Nutri-Score pour une partie de ses produits. Le groupe Colruyt a également appliqué ce logo sur certains de ces aliments. En août dernier, la marque Carrefour annonçait que ce Nutri-Score apparaîtrait progressivement sur quelques denrées alimentaires du groupe. Désormais, pour encourager l'adoption volontaire du Nutri-Score par les fabricants alimentaires, un arrêté royal a été rédigé et publié au Moniteur belge ce 1er avril.

La Fevia peu favorable

Suite à l'annonce d'une campagne du SPF Santé Publique pour inciter les consommateurs à se référer au Nutri-Score, la Fevia, Fédération de l'industrie alimentaire belge, réagit. Pour l'organisme "un système d’étiquetage nutritionnel complémentaire doit avant tout être harmonisé au niveau européen et doit rester volontaire, tel que le prévoit la réglementation européenne aujourd’hui". La Fevia réclame donc une harmonisation européenne et prône le libre choix des entreprises de fournir un seul système d'étiquetage nutritionnel. "On peut difficilement exiger des entreprises qui utilisent des emballages multilingues dans plusieurs pays qu’elles appliquent un système différent sur l’étiquette pour chacun de ces marchés. Laissons donc nos entreprises choisir elles-mêmes s’il leur est possible d’ajouter des informations supplémentaires, en plus des informations légalement obligatoires", ajoute la Fevia dans un communiqué publié ce mardi 02 avril. 

 

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