Conseil national de sécurité : la bulle sociale "rapprochée" de cinq personnes maintenue pour le mois de septembre

Après s’être réuni ce jeudi 20 août, le Conseil national de sécurité a décidé de maintenir la bulle sociale à 5 personnes à partir du 1er septembre et jusqu’à la fin du mois. Depuis le 29 juillet, les Belges ne peuvent plus voir que cinq personnes "de façon rapprochée en plus du foyer" (enfants de moins de 12 ans exclus). La Première ministre Sophie Wilmès a précisé les modalités de cette bulle : "chacun peut voir ses amis, sa famille, tous ceux qu’il souhaite, sans jamais dépasser 10 personnes en même temps, mais toujours en respectant les distances de sécurité, a-t-elle déclaré en conférence de presse. Néanmoins, nous savons qu’il est difficile de respecter en permanence les distances de sécurité avec nos proches, et c’est ici qu’intervient la bulle de 5."

La bulle de 5 personnes concerne donc les proches avec lesquels on pourra faire "entorse" à la règle des distances de sécurité. Concernant les funérailles, Sophie Wilmès a expliqué que le CNS avait décidé d’assouplir les règles. Une réception pourra avoir lieu en réunissant jusqu’à 50 personnes après un enterrement, dans les conditions actuelles existant dans l’horeca.

Beaucoup de gens n'ont pas compris le concept de la bulle de cinq

Mais les Belges sont-ils prêts à respecter cette bulle ? Une étude montre que la motivation est en baisse : 31% des Belges sont encore prêts à respecter les mesures. Selon Sophie Wilmès, il y a une "lassitude" très compréhensible. Mais la Première ministre rappelle que la contamination vient de contacts rapprochés entre les individus. "L'idée n'est pas de dire qu'on ne peut plus voir personne, affirme-t-elle. Il faut qu'on continue à voir des gens, c'est important, mais il faut qu'on réfléchisse à une autre manière de les voir."

Selon Sophie Wilmès, "beaucoup de gens n'ont pas compris le concept de la bulle de cinq". La bulle ne concerne en effet pas tous les contacts sociaux, mais bien les contacts rapprochés. "C'est une mesure clairement faite pour protéger l'ensemble", note-t-elle, faisant référence au graphe des Universités d'Anvers et d'Hasselt qui montrait l'effet du passage à la bulle de cinq. "La réponse n'est pas de dire qu'il n'y a plus de règles, mais comment on fait les règles", conclut-elle.

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