Conseil national de sécurité : dans l’Horeca, les brocantes, les rues commerçantes… Elargissement du port du masque dès le 25 juillet

Le Conseil national de sécurité s’est réuni ce jeudi 23 juillet pour établir des mesures afin de contenir le rebond que connaît le pays.

Parmi ces nouvelles mesures, le Conseil national de sécurité décide de généraliser le port du masque dans les lieux publics et les rues commerçantes et touristiques, les "marchés, brocantes, rues commerçantes et dans les endroits à forte fréquentation qu’ils soient publics ou privés", a indiqué la Première ministre. Et d’ajouter, "les lieux seront définis par les pouvoirs locaux". Le port du masque sera également généralisé dans les établissements Horeca sauf quand vous êtes assis à votre table".

Enfin, Sophie Wilmès en appelle à la responsabilité de chacun et donc demande aux citoyens de porter le masque lorsque "les distances sécurité ne peuvent être respectées". "Le citoyen est acteur", a souligné la Première.

Attention, néanmoins, la Première explique que "le masque n'est qu'une protection additionnelle"

Depuis plusieurs semaines on observe une recrudescence importante de cas dans tout le pays, surtout en Flandre dans des foyers très localisés. Anvers est particulièrement touchée.

Or, pour nombre de spécialistes l’un des moyens les plus sûrs d’éviter une trop forte propagation est le port du masque. Dès le début de l’épidémie, le professeur Jean-Luc Gala tonnait sur la nécessité de porter un masque. Il en avait même fait un tutoriel pour en fabriquer un soi-même, à l’heure où ces derniers étaient une denrée rare, voire en pénurie.

Des masques au moins jusqu’après l’hiver ?

Mais aujourd’hui qu’ils sont plus facilement accessibles, les virologues et les spécialistes s’accordent à dire que le port du masque est sans doute le meilleur moyen de se protéger contre la propagation du virus. Selon le professeur de santé publique de l’ULB, Yves Coppieters, "le port du masque est capable de maîtriser l’épidémie".

Il explique également qu’il, "faut se rendre compte que cela va s’inscrire dans la durée, au moins jusqu’à l’hiver. Dès lors, il faut rendre accessible les masques en qualité et en quantité".


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Pour Yves Coppieters, il va falloir informer et communiquer davantage sur le port du masque, de sorte que son utilisation se généralise, afin de casser les chaînes de transmission. Et, dit-il, "si ça ne suffit pas, il faudra passer par des mesures plus coercitives, et j’espère qu’on ne devra pas en arriver là. Un reconfinement partiel, ce serait l’échec des stratégies actuelles et puis ce serait très compliqué socialement".

La saga concernant une réserve stratégique de masques a fait couler beaucoup d’encre au pire moment de l’épidémie, entre la commande du ministère de la Défense auprès de la société luxembourgeoise Avrox qui a accumulé les retards et les problèmes de respect des normes ou encore les masques chirurgicaux FFP2 qui eux non plus ne répondaient pas aux normes.

 
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