Confinement : des files dans les magasins de bricolage et les jardineries ce samedi matin

Des marquages au sol dans le Hubo de Malmedy.
5 images
Des marquages au sol dans le Hubo de Malmedy. - © Sébastien Remacle

C’était l’une des annonces majeures de Sophie Wilmès mercredi dernier : les magasins de bricolages, les jardineries et les pépinières pourront rouvrir leurs portes après plusieurs semaines de fermeture. Brico, Hubo… certaines grandes enseignes du secteur ont déjà repris du service ce samedi matin.

"Tous les magasins de bricolage se sont mis en ordre de bataille avec pour objectif d’ouvrir le plus vite possible car les vacances de Pâques se terminent dimanche. D’un point de vue commercial, il restait donc un jour ou deux pour réaliser un bon chiffre", explique Delphine Latawiec, responsable du secteur commerce à la CNE, citée par l’agence Belga.

Dans plusieurs endroits du pays, la foule était au rendez-vous. "La file au Brico à 7h55", écrit une internaute sur Facebook, vidéo à l’appui. Le message est suivi de centaines de commentaires, partagés entre l’enthousiasme et l’indignation.

Même spectacle au Brico Planit de Rocourt où "200 personnes font la queue à 8 heures du matin".

Dans tous ces magasins, comme dans les commerces alimentaires, les règles d’hygiène et de distanciation physique continuent à s’appliquer. Plusieurs enseignes ont annoncé qu’elles filtreraient les entrées dans leurs magasins pour éviter une trop grande concentration de clients dans les rayons.

"Impatients de pouvoir bricoler"

Sur le sol du magasin Hubo de Malmedy, on pouvait voir des inscriptions invitant à "respecter les distances" d’1,5 m entre chacun. Cette distance entre clients dans les rayons, ce sera "la difficulté" pour Evelyne Delsupexhe, responsable du Hubo Malmedy.

"Ils étaient tous impatients de pouvoir bricoler et de ne plus s’ennuyer à la maison", observe-t-elle. La responsable du magasin ajoute que son personnel ne manifeste "pas de crainte particulière" dans le contexte de l’épidémie.

"On se sent soutenu par la société. On a nos masques, nos gants, le gel…
On a un gardien pour faire le tri et une personne qui nettoie les caddys
", Evelyne Delsupexhe.

Dans les jardineries aussi

Caddies remplis et files de voitures, les Belges ont aussi repris ce samedi le chemin des jardineries fermées depuis plus d’un mois en raison des mesures de confinement décidées dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de coronavirus. C’est le cas notamment dans une grande jardinerie près de la frontière avec la France.

Alors que le printemps bat son plein, les Belges retrouvent le plaisir de pouvoir embellir leur jardin et de fréquenter à nouveau des commerces fermés depuis l’annonce du confinement.

L’une des plus grandes jardineries du pays, située près de la frontière française sur le territoire d’Estaimpuis et de Dottignies, accueille de nouveau des clients depuis samedi matin.

Amende pour les Français

Crise du coronavirus oblige, la police veille à ce que des acheteurs venus de France ne se rendent pas dans le magasin. S’ils sont contrôlés au barrage, leurs pétunias et géraniums risquent de leur coûter une amende de 250 euros.

Au sein de la jardinerie, les mesures de sécurité sont de mises : limitation des clients, caddies désinfectés, entrée et sortie différenciées, désinfectant pour les clients etc.

Le consommateur, habitué aujourd’hui à ce type de dispositif, s’y conforme sans sourciller et cette réouverture se déroulait samedi matin dans le calme.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK