Confiance en soi, épanouissement... une étude montre que le bénévolat, c'est bon pour la santé

Un Belge sur 8 pratique le bénévolat au moins quatre heures par semaine. Et cette activité est très bénéfique pour la santé. Une étude de l’UCLouvain réalisée sur 7000 participants, dont une bonne partie collaborant avec la Mutualité chrétienne, établit un lien scientifique entre le fait de se dévouer pour une association ou un club sportif et l’état de santé générale et la consommation de médicaments.

Le professeur Bernard Rimé, de la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation, et son assistante Jessica Morton ont compilé les réponses de tous ces bénévoles à un questionnaire qui avait pour but de voir s’il y avait une corrélation entre le fait d’exercer une activité bénévole et l’état de santé. Et l’étude montre qu’il existe bien "un impact positif sur le bien-être : confiance en soi, estime de soi, soutien social, empathie, épanouissement, intégration dans la société, sens de l’existence".

C’est bon pour le moral

Premier bénéfice, le bénévolat joue sur le moral. "Il permet de rompre l’isolement social et de se mettre en accord avec ses convictions. La personne se sent valorisée. Elle peut aussi compter sur le soutien du réseau auquel elle appartient. Cela participe au sentiment d’être en bonne santé", affirme Jean Hermesse, Vice-Président de la Mutualité chrétienne.

Parmi ces bénévoles interrogés par l’étude, Annick Collin tient la permanence téléphonique d’Alteo Namur. L’une de ses nombreuses activités bénévoles. Elle travaille beaucoup avec les personnes handicapées. Elle-même a découvert qu’elle était atteinte de la sclérose en plaques. Mais le bénévolat l’a aidée à surmonter la maladie : "J’anime un groupe de natation pour personnes handicapées depuis 32 ans. Lorsque j’ai appris que, à mon tour, je souffrais de la sclérose en plaques, je n’ai pas fait de déni, ni de dépression. Car je connaissais des gens qui souffraient du même mal et qui vivent presque normalement. Leur exemple et leur contact quotidien à travers mon bénévolat, m’ont aidé et m’aident toujours à surmonter la maladie."

Moitié moins de prise de médicaments

Au-delà de l’exemple d’Annick, le bénéfice de ce type d’activité ne fait aucun doute pour Patrick Brunin. Ce médecin fraîchement retraité redoutait la perte de lien social et l’inactivité. Il a donc multiplié les activités bénévoles dans son village et en mesure aujourd’hui sur lui-même et sur son entourage tous les bienfaits.

"Je bouge énormément, je sillonne le village à vélo et je garde beaucoup de contacts avec les gens. Cela m’a aidé à ne pas sombrer dans la dépression post-retraite si fréquente chez les personnes qui étaient hyperactives dans leur travail. Le bénévolat, surtout s’il est accompagné d’une activité physique, c’est tout bénéfice pour la santé." L'effet est positif aussi pour les finances des mutuelles, montre aussi l’étude. Chez les bénévoles actifs, la consommation de médicaments agit sur le système nerveux : la consommation d'antiépileptiques, antidépresseurs, antipsychotiques et autres somnifères diminue de moitié.

Et l’étude de conclure que "le volontariat n’est pas seulement une source d’enrichissement pour la vie en société, il l’est aussi pour la santé et le bien-être de ceux qui s’y engagent".

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