Comment (ne pas) rater ses vacances? 1. Les arnaques

Illustration - Episode 1: les arnaques
Illustration - Episode 1: les arnaques - © PAUL J. RICHARDS - BELGA/AFP

La période des vacances, on l’attend et on l’idéalise. Loin des tracas et du stress, on se l’imagine rose, bleue, dorée… Mais les séjours de nombreux vacanciers sont gâchés par des histoires, plus ou moins graves, d’arnaques.

En Belgique, le CRIOC (Centre de Recherche et d’Information des Organisations de Consommateurs) propose un site spécialisé dans le traitement des arnaques. Le site, qui recense les arnaques en tous genres, propose une section consacrée aux "Vacances et tourisme".

Du tatouage allergène au faux séjour gratuit, en passant par le forfait spécial touristes des taximen, le CRIOC propose une analyse de chaque arnaque et fournit un conseil adapté.

Le top des arnaques

Les arnaques le plus souvent recensées par le CRIOC sont, selon le responsable presse Peter Beda, "les arnaques classiques, comme le vol, le taxi à l’arrivée qui propose un tarif avantageux qui ne l’est pas, ou qui propose un voyage qui s’achève par hasard à côté d’un commerce tenu par une connaissance ou un membre de la famille. Les vols de carte de crédits après que quelqu’un ait observé le numéro sont aussi fréquents".

Des cas concrets

Sur arnaques.be, les exemples se multiplient. On y retrouve le témoignage de B., qui avait réservé un séjour en amoureux comprenant des excursions en tous genres (nage avec les dauphins, plongée sous-marine, excursion dans le désert, etc.). Tout se passait bien jusqu’à ce qu’une des excursions programmées soit annulée à cause du mauvais temps. Les clients n’ont pas récupéré leur argent, mais ont reçu, en compensation, un chèque voyage d’une valeur équivalant au montant de l’excursion.

Dans un cas comme celui-ci, il faut être attentif au fait que le chèque voyage a une durée limitée dans le temps. S’il n’est pas utilisé dans le délai imparti ou si le consommateur décide de ne plus partir avec la compagnie qui a émis le chèque, celui-ci est perdu.

Le CRIOC vous conseille donc, pour plus de sécurité, de réclamer le remboursement en espèce. Si la compagnie refuse, il ne faut pas hésiter à vous plaindre sur place chez un responsable, mais aussi à votre retour en Belgique auprès de l’agence de voyage. Sinon, la Commission Litiges Voyages peut aussi intervenir.

Un autre secteur à risques quand on parle d’arnaques en vacances, c’est celui des souvenirs. Sur arnaques.be, on retrouve, entre autres, le témoignage d’un couple parti en Polynésie française. Charmés par l’artisanat réputé des îles Marquises, ils décident d’acheter une sculpture en bois au marché local. Ce n’est qu’une fois rentré à l’hôtel que le couple constate que la statue, garantie faite main aux Marquises par le vendeur, portait la mention "Made in Indonesia".

Selon le CRIOC, la mondialisation de l'économie s'est aussi emparée du marché de l'artisanat et il n'est pas rare de trouver des objets artisanaux fabriqués en série, dans des conditions de production peu respectueuses de la main d'œuvre ou de l'environnement. L’acheteur s’aperçoit souvent de la supercherie bien après la transaction.

Le CRIOC met donc en garde, "certains pays d'Asie comme l'Indonésie sont passés maîtres dans la reproduction ou l'imitation de produits locaux. Parfois même, certains sculpteurs locaux pour augmenter leurs revenus, décident d'acquérir ces objets bon marché et semi-finis et les personnalisent en ajoutant une mention relative à la fabrication dans le pays".

Avant d’acheter, il est préférable de se renseigner auprès des autochtones sur la qualité des produits, de comparer les offres et de rendre directement visite aux artisans.

Les conseils des pros

Le conseil de Peter Beda est d’être toujours vigilant et critique. "Il faut prendre son temps, même si l’on est en vacances et qu’on n’a pas trop envie de réfléchir". Peter Beda précise aussi qu’il est plus sûr d’arriver sur le lieu de vacances en journée que le soir ou la nuit. "Arriver quand il fait noir, cela augmente les risques de se faire arnaquer, de recevoir une chambre à la place d’une autre, par exemple".

De manière générale, selon lui, il faut se méfier des offres qui paraissent trop belles pour être vraies, parce que c’est souvent le cas.

 

V. Antonello

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