Comment les autorités gèrent-elles les dizaines de "returnees" de Belgique?

Selon l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM), il y aurait 114 "returnees" (ressortissants belges revenus de Syrie) en Belgique. Les autorités, et notamment les maisons de justice ne sont pas sensées recenser ces hommes et femmes partis combattre.

Être parti en Syrie n'est pas en soi reconnu comme une infraction pénale en Belgique, en tout cas pas encore. Pourtant c'était l'une des 12 mesures prises par le gouvernement fédéral au lendemain de l'opération à Verviers en 2015. Il avait l'intention de créer une nouvelle infraction terroriste relative au déplacement à l'étranger. Ce n’est pas encore le cas.

Ces "returnees" sont recensés régulièrement par l'OCAM. Selon les derniers chiffres qui datent de juin ils sont 114 à être rentrés en Belgique après un passage en Syrie.

Case prison

Si cette "escapade" n'est pas une infraction, cela ne signifie pas que ces hommes et femmes sont laissés sans surveillance. Une partie passe tout de même par la case prison : plusieurs procès ont déjà mené à des condamnations prouvant des liens avec des activités terroristes.

Les "returnees" qui ne font pas l'objet d'un procès, sont soumis à une surveillance au cas par cas, décidées conjointement par les services de renseignements et de police : écoutes téléphoniques, retrait de carte d'identité, enquête judiciaire. Le suivi dépend en réalité du profil du "returnee".

Aucun mineur de retour de Syrie ne fait pour le moment l'objet d'un enfermement en IPPJ.

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