Commémorations du 22 mars à Zaventem: Charles Michel a rencontré les familles de victimes

Alors que les associations de victimes avaient fait part de leur mécontentement à l'issue de la cérémonie qui s'est déroulée jeudi à 07h58 dans le hall des départs de l'aéroport de Zaventem, le Premier ministre Charles Michel s'est rendu ensuite à l'hôtel Sheraton pour s'entretenir avec des proches des victimes.

Le fondateur de l'association de victimes V-Europe Philippe Vansteenkiste faisait partie des personnes que le Premier ministre a rencontrées en privé : "On a pu tirer les choses au clair et comprendre où étaient les malentendus. C'est bien qu'il soit passé. On a pu apaiser les quelques points de malentendus. On espère que cela va réconforter les cœurs".

Les représentants des victimes et certains proches avaient déploré que la minute de silence n'ait pas été annoncée dans tout l'aéroport et le fait qu'un cordon les maintenait à distance de la plaque commémorative. Ils reprochaient également aux membres du gouvernement fédéral présents de ne pas être venus les saluer.

"Ça a été très mal organisé à mon avis. Je crois qu’on n’est pas au niveau de l’enjeu, des besoins des victimes qui essayent de rester sobres et discrètes, mais qui n’en peuvent plus, a ainsi regretté Guillaume Denoix de Saint Marc, fondateur et directeur général de l'Association française des victimes du terrorisme. Il y avait une colère parmi les victimes qui était palpable, qui s’est exprimée. Certains ne voulaient pas venir aujourd’hui à ce dépôt de gerbe du Premier ministre pour exprimer leur colère face au fait que rien ne bouge deux ans après".

Il y a une désorganisation et un manque évident d’empathie envers les victimes

"Aucune annonce, rien, déplore Thomas Savary, beau-fils d'une victime des attentats. Le Premier ministre arrive, rien non plus, c’était assez étrange ! Une barrière de sécurité nous séparait nous victimes de la commémoration et des fleurs qui étaient déposées, comme si on n’avait pas le droit de se recueillir".

Ce Français évoque "un moment hors du temps comme seule la Belgique peut l’offrir malheureusement de A à Z : de l’aide aux victimes jusqu’au recueillement deux ans après. Même là, il y a une désorganisation et un manque évident d’empathie envers les victimes, c’est assez hallucinant pour moi ce que nous avons vécu".

La chancellerie du Premier ministre avait annoncé, au préalable des cérémonies, que la volonté était cette année de s'effacer pour laisser une plus large place aux familles. Il avait ainsi été décidé de ne pas prononcer de discours protocolaires.

Après la cérémonie à la station de métro Maelbeek, le Premier ministre s'est de la même manière entretenu en privé avec des victimes et des familles.

Le témoignage d'un proche d'une victime qui dénonce: "Deux ans de combats pour être aidé"

Durant la cérémonie, à la gauche des familles et de l'autre côté du cordon de sécurité, le CEO de Brussels Airport Arnaud Feist était entouré de représentants du gouvernement fédéral, dont le Premier ministre Charles Michel et les ministres Jan Jambon (Sécurité et Intérieur), Didier Reynders (Affaires étrangères), Koen Geens (Justice) et François Bellot (Mobilité et Transports) ainsi que du ministre-président du gouvernement flamand Geert Bourgeois.

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