Combattants belges en Syrie: 271 sur place, 122 déjà de retour

Des soldats irakiens victorieux après avoir conquis une zone au groupe terroriste Etat islamique.
Des soldats irakiens victorieux après avoir conquis une zone au groupe terroriste Etat islamique. - © SAFIN HAMED - AFP

Les toutes dernières statistiques relatives aux combattants belges en Syrie et en Irak sont en possession du ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA). Que révèlent ces données mises à jour le mois dernier ? Après analyse, nous apprenons que 470 radicalisés ont un rapport de près ou de loin avec le groupe terroriste État islamique ou à tout le moins avec la Syrie et l'Irak.

Explications... Les dernières statistiques parlent 271 personnes "présumées sur place", quatre "en route" et 71 qui ont tenté de rejoindre les zones de combats sans y parvenir. Par ailleurs, on dénombre 122 "returnees", soit des djihadistes de retour en Belgique. En janvier, ces "returnees" étaient 117. En janvier toujours, les "présumés sur place" étaient au nombre de 269.

205 Bruxellois fichés

Bruxelles-Capitale reste la Région la plus concernée par le phénomène avec 205 personnes fichées (197 en janvier) dont 110 sur place et 64 de retour. La Ville de Bruxelles compte 27 personnes en Syrie ou en Irak, Molenbeek 25, Schaerbeek 15, Anderlecht 8. Des données qui ont peu évolué depuis le début de l'année 2016. 

D'après les éléments fournis par Jan Jambon, la Flandre compte 203 éléments (195 en janvier) repris dans la liste et la Wallonie 48 (47 en janvier). Quelques 113 Anversois sont aujourd'hui clairement radicalisés dont 79 seraient actifs en Syrie ou en Irak. On recense par ailleurs 26 personnes fichées à Vilvorde (dont 18 déjà partis) pour quelque 42 000 habitants, soit une proportion presque trois plus importante qu'à Molenbeek (près de 100 000 habitants).

En Wallonie, c'est la province de Liège qui compte le plus de djihadistes avec 26 personnes répertoriées dont 10 rien que pour Verviers.

Priorité numéro 1

Rappelons que le Collège des procureurs généraux a établi comme priorité numéro 1 la gestion des "foreign fighters" (combattants étrangers).

"Les attentats qui ont frappé notre pays le 22 mars dernier et les premiers résultats livrés par les enquêtes en cours montrent à quel point la problématique du terrorisme est importante. La lutte et la prévention contre le terrorisme et le radicalisme requièrent l'attention adéquate des différents niveaux de pouvoir", explique ainsi le rapport annuel du Collège des procureurs-généraux.

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