Climatisation: les fluides utilisés sont très polluants

Tous les bulletins météo l’annoncent : ce début d’été sera chaud ; très chaud. Le point culminant de la vague de chaleur prévue cette semaine devrait être atteint ce mardi 25 juin, avec des maximas à 34 degrés. Pour ceux parmi vous qui travaillent dans un bureau, ces températures sont probablement synonymes de systèmes d’air conditionné qui tournent à plein régime.

Un soulagement à court terme, certes, mais aussi une source de pollution conséquente : les fluides utilisés par les installations de climatisation émettent des gaz à effets de serre. Les plus répandus aujourd’hui sont les hydrofluorocarbures (HFC), définis comme jusqu’à plusieurs milliers de fois plus "réchauffants" que le CO2.

Même si l’utilisation de ces fluides est très réglementée, et progressivement proscrite, leur impact est encore aggravé par les fuites, qui surviennent de manière quasi systématique durant la fabrication, la maintenance ou les pannes.

Mais dans les années à venir, les HFC devraient petit à petit se voir remplacés par de nouveaux gaz : les HFO. Si ceux-ci ne devraient contribuer que très peu à l’effet de serre, ils ont cependant un autre défaut : leur potentiel herbicide. D’autant que ces gaz subsistent très longtemps dans l’eau et les sols.

Pas de solution miracle donc, mais une piste d’amélioration existe : l’adaptation de l’architecture. Pour moins utiliser la climatisation, il faut limiter notre dépendance à celle-ci. Ce qui passe par une meilleure isolation, un choix de matériaux de construction réfléchi et l’installation de volets.

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