Climat: les jeunes interpellent le monde politique à Namur

Ils ont entre13 et 19 ans et ils débriefent les travaux de la COP24 auxquels ils ont assisté
2 images
Ils ont entre13 et 19 ans et ils débriefent les travaux de la COP24 auxquels ils ont assisté - © Carl Defoy - RTBF

Ils ont entre 13 et 19 ans. Ce sont des étudiants de Liège, de Tournai ou d’Eupen. Ils ont participé à la Cop24, la Conférence sur le Climat à Katowice en Pologne. Et ils sont venus débriefer leur expérience au Parlement wallon avec le ministre régional de l’Énergie, Jean-Luc Crucke.

Observateurs
En Pologne, ils ont été mis en position de vérifier ce qu’une conférence internationale peut vraiment produire. Et, par rapport à leurs attentes, c’est un peu la déception, celle par exemple de Maxime pour qui cette COP24 a servi mais "pas à nous entendre", dit-il. "Ça manque de concret et beaucoup de délégations sont présentes plutôt pour se montrer", ajoute Eloïse.

Motivés
Or, ces jeunes veulent faire entendre leur voix, participer au débat. Alors, revenus en Belgique, ils partagent une expérience malgré tout motivante. Mirco reste confiant: "Je me dis qu’on pourra conscientiser les gens", dit-il. Selon lui, "c’est d’abord eux qu’il faut motiver avant les politiques." Et Clara ajoute qu’en revenant de Katowice, elle aussi a évolué: "A la maison, dit-elle, on achète du vrac; on prend plus de douches que de bains; ce sont des petites actions mais avec des résultats."

Clairvoyance
Cette jeunesse qui témoigne au Parlement impressionne. Elle peut inspirer l’action politique, estime le ministre Jean-Luc Crucke, parce que son discours est non seulement optimiste mais aussi mesuré. "Ce n’est pas une jeunesse qui vous dit: je vous fous un coup de pied au c.. et, assure-t-il, elle a une vision consciente de la solidarité mondiale. Pour eux, cette planète est vraiment un village."

Mobilisés
A la Cop24, ces jeunes wallons ont décortiqué les enjeux climatiques et les relations de pouvoir avec beaucoup de lucidité. Le relatif échec de la conférence ne les décourage pas. Et ils se cramponnent. Comme encore ce jeudi où ils vont à nouveau manifester pour maintenir la pression sur tous les décideurs.