Climat: le Giec, un organisme aux prévisions plutôt timides qu'alarmistes?

Climat: le Giec aurait sous-estimé les effets du réchauffement
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Climat: le Giec aurait sous-estimé les effets du réchauffement - © Tous droits réservés

Alors que le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a souvent été qualifié de "catastrophiste" quant aux effets du réchauffement, une équipe de climatologues, d'historiens des sciences et de sociologues a décidé de confronter les prévisions de l'organisme aux évolutions climatiques effectivement observées. Leurs résultats sont interpellants : d'après eux, contrairement à toute attente, le Giec sous-estimerait systématiquement les effets du réchauffement.

Trop alarmiste, le Giec ? D'après Naomi Oreskes, historienne des sciences à l'Université de Harvard et co-auteur de ces travaux, l'organisme intergouvernemental aurait, au contraire, jusqu'ici émis des rapports timides plutôt qu'exagérés sur la menace du réchauffement.

Comme le rapporte Le Monde, les auteurs de l'étude expliquent par exemple que le groupe d'experts avait annoncé une élévation moyenne du niveau de la mer de 2 mm par an. Cette augmentation est aujourd'hui de 3,2 mm par an, "plus de 50 % au-dessus des prévisions du GIEC".

Le Monde rapporte ainsi d'autres sujets sur lesquels l'organisme aurait été trop "prudent" et pointe même, toujours au regard de l'étude, un "conservatisme scientifique" visible hors des seules prévisions sur les effets du réchauffement climatique, comme "le rythme à venir des émissions humaines de gaz à effet de serre". Et de tous les scénarios émis par le Giec à ce sujet, c'est le pire qui a été observé dans les années qui ont suivi.

Comment expliquer cette mauvaise estimation - au rabais, qui plus est - de la menace ? Naomi Oreskes évoque l'implication des gouvernements au sein du Giec comme hypothèse, mais parle surtout de communautés scientifiques conservatrices, qui estiment que leurs prévisions seront plus facilement acceptées si elles ne choquent pas l'opinion.

L'article est à lire dans son intégralité sur LeMonde.fr.

G.R.