Climat: l'Egypte revisitée par la géoarchéologie

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Les temples de Karnak, sur une rive du Nil, étaient peut-être autrefois entourés d'eau. Des corps d'insectes attestent d'antiques vergers dans des déserts de Moyenne-Egypte. Les anciens Egyptiens ont dû faire face à des phénomènes rappelant le changement climatique actuel.

L'archéologie en Egypte, dominée depuis deux siècles par une tradition classique, cherche désormais dans l'interaction entre l'homme et son environnement -la géoarchéologie- à mieux connaître les adaptations passées face à la nature, pour tenter d'en tirer des leçons pour l'avenir.

Cette approche a été mise en exergue dans un colloque sur "l'archéologie du paysage", le premier du genre en Egypte, réunissant au Caire près de 200 chercheurs de 25 pays, qui s'achève mardi.

Les monuments pharaoniques sont notamment revisités pour voir comment leurs bâtisseurs ont intégré les risques naturels: tremblements de terre, inondations ou pluies torrentielles dues -déjà- à des changements climatiques.

Le delta du Nil fait l'objet d'une attention particulière pour connaître l'impact des caprices des méandres du fleuve et des fluctuations du littoral à travers les âges sur les populations.

"Pendant 3000 ans, des générations ont subi dans cette région des inondations, des tsunamis, des tremblements de terre, des effondrements de terrain, mais ont réussi non seulement à survivre, mais à créer l'une des plus formidables civilisations", souligne Yahia Shawkat, de l'université américaine du Caire.

"En comprenant mieux comment des sociétés anciennes se sont adaptées à cet environnement, nous pourrons mieux nous préparer aux défis actuels et futurs qui menacent le delta", souligne-t-il.


Belga

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