Covid19: sept nouveaux cas de contamination au coronavirus en Belgique, quinze au total sur le territoire

Le SPF Santé publique a rapporté mardi six cas supplémentaires d’infection au nouveau coronavirus en Belgique, portant le total des personnes infectées à quatorze. Le laboratoire de référence de la KULeuven a effectué 243 tests au cours de la nuit et ceux-ci ont révélé cinq nouveaux cas d’infection, précise le SPF sur le site dédié à l’épidémie info-coronavirus.be.

Cinq de ces nouveaux cas sont des personnes revenant d’un voyage dans le nord de l’Italie. Les patients présentent les mêmes symptômes modérés tels que de la fièvre, un rhume et de la toux.

Deux patients habitent en Flandre, un patient vient de Bruxelles et deux autres sont en Wallonie (de l'entité de Héron, nous a confirmé le bourgmestre de la localité). Ils reçoivent les soins nécessaires dans un environnement sécurisé. "Tous les patients sont suivis de près par les médecins inspecteurs d’hygiène de leur région respective. Ceux-ci examinent et suivent également les personnes qui ont été en contact avec les patients depuis leur retour", conclut le SPF.

En plus de ces cas annoncés ce mardi matin, Sciensano, l'institut Scientifique de santé publique, a annoncé deux nouveaux cas révélés en cours de journée. L'un des deux a été confirmé ce mardi dans l’arrondissement de Verviers. Le patient infecté est un homme de 65 ans qui s’est présenté dimanche aux urgences de l’hôpital Saint-Nicolas d’Eupen.

Selon l'hôpital, il s'agirait du premier cas dit "secondaire" ou de contamination indirecte, c'est-à-dire de quelqu'un qui a contracté la maladie sur notre territoire, et non en voyageant. En l'occurrence,  l’homme avait été en contact avec une personne (son employeur) qui avait séjourné à Venise, en Italie, mais n’avait pas développé la maladie. Le médecin-chef de l'hôpital d'Eupen a annoncé que l'homme a été transféré à l'hôpital Saint-Pierre de Bruxelles. L'autre serait un étudiant de Tirlemont, selon Sciensano.

Le décompte qui a été confirmé ce mardi soir par le SPF Santé fait était de quatorze patients belges actuellement soignés dans nos hôpitaux de référence. Au total le nombre de Belges infectés à ce jour s’élève à quinze en incluant le premier patient revenu de Wuhan début février et hospitalisé à l'hôpital Saint-Pierre. L'homme originaire de Flandre occidentale avait quitté l'hôpital deux semaines plus tard, en bonne santé.

Les autorités ont par ailleurs décidé de désormais faire le point sur le nombre de personnes contaminées chaque jour à 11h30, et non plus à 10h00.

Ne pas tomber dans la psychose

Chez nous on se demande si on peut arrêter de travailler par crainte de la contagion ? Un salarié ne peut décider seul d’interrompre le travail. Aucune décision unilatérale n’est prévue en droit belge (hors droit de grève avec préavis) au risque de rompre le contrat de travail.

Ce mardi, l’invité dans l’actu était Paul De Munck, le président du Groupement Belge d’Omnipraticiens. Le président assure être prêt. Alors qu’on parle d’un risque d’avoir une contamination touchant 850.000 personnes, Paul De Munck ne veut pas que l’on tombe dans une psychose, et assure que les professionnels de la Santé vont suivre et intégrer les règles et les recommandations "des scientifiques, des virologues et des microbiologistes". Et de rappeler les trois mots-clés du groupement : science, conscience et bon sens.

"La santé l’emporte sur le dérapage budgétaire", estimait David Clarinval (MR) à notre micro ce mardi. La question est d’autant plus cruciale que l’on doit voter bientôt le prochain budget d’urgence, les fameux douzièmes provisoires qui sont renouvelés tous les trois mois. "J’en appelle à la responsabilité des partis politiques, affirme le ministre. La situation est difficile, ce n’est pas le moment de venir avec des initiatives qui pourraient alourdir les dépenses publiques."