Chez Sotheby's à Paris, les dinosaures font recette

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Les squelettes de dinosaures et autres animaux préhistoriques, qui ont attiré des milliers de curieux la semaine dernière chez Sotheby's à Paris, ont tous trouvé preneur aux enchères mardi, preuve du succès que remporte ce type de vente depuis quelques années.

Cette première vente entièrement consacrée à l'"histoire naturelle" par Sotheby's en France aura été aussi la plus importante financièrement, avec un montant total de près de 2,8 millions d'euros, selon la maison de vente d'origine britannique.

Pièce maîtresse et sans doute la plus spectaculaire de l'exposition, un squelette d'allosaure ("lézard étrange" en grec ancien) estimé autour de 800.000 euros s'est vendu 1,3 million d'euros.

Un bon prix, mais loin du record atteint en 1997 par Sotheby's avec la vente d'un tyrannosaure complet de 13 m de long, pour 8,4 millions de dollars (plus de 6 millions d'euros actuels).

Long de 10,12 mètres et complet à 70%, l'allosaure découvert sur un terrain privé aux Etats-Unis a été acheté par un collectionneur européen souhaitant rester anonyme. Ce redoutable prédateur carnivore qui vivait à la période du Jurassique supérieur, voici environ 150 à 135 millions d'années, n'avait jamais été proposé dans une vente publique auparavant.

Bien plus jeune que l'allosaure, un squelette de rhinocéros laineux, a été vendu près de 97 000 euros à un collectionneur français présent dans la salle. Il a annoncé son intention d'en faire don à l'Institut de paléontologie humaine (IPH), fondation créée en 1910 à Paris par le prince Albert 1er de Monaco.

De quoi réconcilier les chercheurs avec ce type de ventes, qui se sont multipliées depuis quelques années, suscitant parfois la grogne d'experts craignant de voir leur échapper certains spécimens dignes d'intérêt.

L'autre vedette de la vente, le plésiosaure, dinosaure marin ayant inspiré le monstre du Loch Ness dans l'imagination populaire, a été adjugé à plus de 456.000 euros, largement au-dessus de son estimation, tout comme un paresseux géant vendu 120.000 euros.

Ours des cavernes (22 350 euros), tigre à dents de sabre (60 750 euros)... tous les squelettes sont partis.

Une ammonite fossilisée dans sa coquille nacrée s'est enlevée à 72 000 euros, le triple de son estimation initiale.

Une feuille de palmier, fossilisée voici 50 millions d'années en compagnie de différents poissons pour donner une plaque de 2,5m sur 2m évoquant un collage d'art moderne, est partie à 120 000 euros.

Outre ces pièces rares, généralement réservées, en raison de leur prix et de leur taille, aux institutions ou à quelques riches collectionneurs, les passionnés moins fortunés pouvaient aussi s'offrir pour quelques milliers d'euros des fossiles de crabes ou des trilobites, vieux d'au moins 250 millions d'années.


AFP

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