Niveau des athlètes belges: renforcer les liens entre l'école et les clubs

Tia Hellebaut, porte-drapeau de la délégation belge aux JO de Londres 2012
Tia Hellebaut, porte-drapeau de la délégation belge aux JO de Londres 2012 - © BELGA

Alors que les JO de Londres battent leur plein, c'est l'occasion de se pencher sur les performances de nos athlètes et sur les moyens de les améliorer. Contrairement à une tradition plus anglo-saxonne, la Belgique est à la traîne quant aux liens étroits entre les écoles et les clubs sportifs. Serge Mathonet, directeur de l'AISF, l'Association Interfédérale du Sport Francophone, a participé à notre Chat sur ce sujet ce lundi midi.

L'école : premier acteur dans l'éclosion et la multiplication de talents sportifs ? Cette question était au centre de notre Chat ce lundi consacré à la façon d'améliorer les performances des athlètes belges.

"Il est très important que les cours d'éducation physique reçoivent l'attention qu'ils méritent tant en termes de santé publique que de sport", indique Serge Mathonet, directeur de l'Association Interfédérale du Sport Francophone. "Le nombre d'heures pourrait d'ailleurs être revu à la hausse".

Rapprocher les écoles et les clubs sportifs

"Nous pourrions déjà faire comme en France, où les lycées sont construits à coté des salles sportives (servant aux clubs parfois de haut niveau). Cela rentabilise les structures sportives et offre du matériel de qualité aux écoles !", nous dit Ronald, internaute. Un autre internaute, Thierry, propose un commentaire qui va dans ce sens. "Ne faudrait-il pas renforcer l'idée de club sportif dans les collèges et unifs comme aux USA où là les résultats scolaires et sportifs sont liés et donc ce serait du sport étude à grande échelle ?".

Serge Mathonet ajoute: "Il existe un programme à l'Adeps -Sport/Ecoles- qui permet aux clubs et aux établissements scolaires de collaborer. Ce système permet d'obtenir des subventions mais est peut-être encore trop méconnu".

D'une manière générale, une des pistes pour améliorer le niveau de nos sportifs et pour revitaliser la culture sportive dans un pays comme la Belgique est donc, et le débat n'est pas neuf, de renforcer les liens entre les établissements scolaires et nos différents clubs sportifs.

Faire du sport un vrai loisir familial

Comment expliquer que d'autres nations, pas forcément plus grandes que la Belgique, obtiennent de meilleurs résultats dans des grandes compétitions internationales comme les Jeux Olympiques? Pour Serge Mathonet, "quand on parle de petits pays réalisant plus de médailles que nous, il s'agit souvent des pays scandinaves. Il faut savoir qu'il y a une toute autre culture du sport dans ces pays. Les gens pratiquent leur sport en famille tous les week-end".

Par ailleurs, plusieurs internautes ont également souligné l'importance de mettre plus en avant des disciplines sportives trop méconnues du grand public. Comme le dit Croegy, "avant ces JO, je n'avais jamais entendu parler de Charline van Snick, pas plus que des nageurs du relais 4x100 m, ni de Tim Nuyens en aviron, etc... Pourtant ils arrivent quand même en finale d'épreuves où tous les pays envoient la crème de la crème de leurs athlètes. C'est quand même pas mal. Comment ça se fait qu'on n'entende jamais parler d'eux ?".

"C'est exact que les JO permettent à de nombreuses disciplines de recevoir un peu d'audience", ajoute Serge Mathonet. "La promotion de la pratique sportive peut se faire au travers des médias et de l'école. Une chaîne comme la RTBF a un rôle à jouer pour mettre en évidence des sports moins connus".

F.L.

Relisez le Chat complet avec Serge Mathonet, directeur de l'AISF (Association Interfédérale du Sport francophone).

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