Charlie Hebdo, trois ans après: "J'ai toujours du mal à croire qu'on ait pu mourir pour des petits dessins"

Charlie Hebdo, trois ans après: "J'ai toujours du mal à croire qu'on ait pu mourir pour des petits dessins"
Charlie Hebdo, trois ans après: "J'ai toujours du mal à croire qu'on ait pu mourir pour des petits dessins" - © JOEL SAGET - AFP

Dessinateur de presse, notamment pour le Vif/L'express et l'Echo, Nicolas Vadot est revenu dans Matin Première sur l'attentat à Charlie Hebdo il y a 3 ans: "C’est une partie de mon enfance qui a été touchée. J'ai toujours du mal à croire qu'on ait pu mourir pour des petits dessins. Je me suis demandé pourquoi on s'était attaqué à nous, les dessinateurs, et pas aux gens qui font du stand up? Je pense que c'est parce que le dessin, c'est aussi l'innocence, l'enfance. On a voulu toucher l’enfant qui est en nous, c’est ça qui a été attaqué le 7 janvier".

La liberté de la presse est réelle en Belgique, il l'a réaffirmé. "Ce qui ne va pas bien, ce sont les jeunes ne lisent pas de journaux, ce qui m’inquiète, c’est le saucissonnage de l’info sur les réseaux sociaux, l'info qui vous sera livrée par morceaux".

La liberté d'expression, ça s'apprend

Il se dit aussi inquiet pour la liberté d'expression, qui doit s'inculquer, lui qui fait partie de l'association Cartooning for Peace, créée par Plantu et Koffi Annan en 2006, à la suite de l'affaire des caricatures de Mahomet, et dont le but est de promouvoir la paix à travers les échanges entre différents dessinateurs de presse du monde entier. "Oui, la liberté d'expression, ça s'apprend, c'est pour ça que c'est une des premières choses qu'on a faites après l'attentat de Charlie Hebdo, c'est aller dans les écoles". "On va dire qu'on a le droit d'être choqué - moi je suis Charlie, mais je n'aime pas tellement Charlie -, on peut être choqué, on a le droit de le dire, sans pour autant se taper dessus

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