Procès Charlie Hebdo : qui étaient les terroristes abattus ?

L'attentat de Charlie Hebdo, la fusillade de Montrouge, la prise d'otages de l'Hyper Cacher. Pendant trois jours, Paris a vécu dans la peur. Le procès des attentats de janvier 2015 se tient du 2 septembre au 10 novembre à Paris. Il ne jugera pas les auteurs des faits; les trois terroristes ont été abattus. Quatorze personnes, par contre, sont accusées d'avoir apporté une aide aux assaillants. 

Portrait des terroristes abattus

Chérif Kouachi, 32 ans. Saïd Kouachi, 34 ans. Amedy Coulibaly, 32 ans. Les trois terroristes ont été abattus lors d’assauts simultanés. Le premier a été mené par le GIGN à l’encontre des deux frères à l’imprimerie de Dammartin-en-Goële. Le deuxième assaut a été lancé par le RAID sur le lieu de la prise d’otage de l’Hyper Casher, porte de Vincennes à Paris.

Les frères Kouachi, auteurs de l’attentat de Charlie Hebdo ont revendiqué leur appartenance à Al-Qaïda au Yémen. Amedy Coulibaly avait enregistré une vidéo dans laquelle il expliquait avoir prêté allégeance au groupe terroriste État islamique. Tous les trois s’étaient synchronisés explique Coulibaly : "Nous voulions avoir plus d’impact".

Des frères connus des services de renseignement français

Saïd Kouachi, l’aîné des frères avait effectué un entraînement militaire avec Al-Qaïda au Yémen en 2011.

Dans les années 2000, le cadet Chérif est endoctriné dans un quartier populaire de Paris. Il fait alors partie de la filière des Buttes Chaumont qui visait l’envoi de combattants en Syrie et en Irak. Avant de s’envoler vers l’Irak, justement, il est interpellé par la police et condamné à trois ans de prison.

Les deux frères étaient également fichés aux États-Unis et suspectés de terrorisme. Ils figuraient notamment sur la "no-flight list", une liste qui reprend les noms des personnes interdites de vol au départ ou à destination des USA.

Les Kouachi et Coulibaly ensemble devant le tribunal

Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly se connaissaient. En 2010, leurs noms ont été cités ensemble devant la justice dans le projet d’évasion de Smaïn Aït Ali Belkacem, un Algérien membre du GIA, le groupe islamique armé. Ce dernier est l’auteur de l’attentat de la station RER Musée d’Orsay à Paris en octobre 1995. Dans ce procès, Chérif Kouachi a bénéficié d’un non-lieu. Amedy Coulibaly a été emprisonné pour son implication.

Pour Alain Grignard, policier antiterroriste belge durant 40 ans, les Kouachi et Coulibaly sont le trait d’union entre plusieurs générations de djihadistes.

Tous les trois sont morts. Le procès aura bel et bien lieu devant les juges professionnels de cour d’assises de Paris. Onze accusés sur quatorze, soupçonnés d’avoir aidé les assaillants, seront présents. Parmi les trois absents, il y a Hayat Boummeddienne, la femme d’Amedy Coulibaly, complice mais introuvable.

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