Procès de l'attentat de Charlie Hebdo : deux Carolos parmi les quatorze accusés

Le procès des attentats de janvier 2015 à Paris a lieu du 2 septembre au 10 novembre. Il juge de l’attaque de la rédaction de Charlie Hebdo, de la fusillade de Montrouge mais aussi de la prise d’otages de l’Hyper Cacher. Dix-sept innocents ont été tués. Les frères Kouachi et le terroriste Amedy Coulibaly, eux, ont été abattus.

Quatorze accusés sont soupçonnés de leur avoir fourni de l’aide et donc d’être impliqués dans les activités d’un groupe terroriste. Parmi eux se trouvent deux Carolos, des amis et voisins avec un passé criminel : Metin Karasular, 50 ans et Michel Catino, 67 ans.

Les Carolos ont-ils fourni les armes aux terroristes ?

Les deux accusés sont formels : ils n’ont pas fourni les armes qui ont servi aux attentats et n’avaient aucune idée du projet des terroristes.

Metin Karasular, 50 ans, est garagiste. Par le passé, il a été condamné pour jeux clandestins et port d’armes. "Jamais pour trafic d’armes !", explique Me Michel Bouchat, son avocat. L’accusation se montre perplexe. C’est dans son garage de Marchiennes-au-Pont qu’Amedy Coulibaly se rend à plusieurs reprises, jusqu’à une semaine avant l’attentat. Selon Karasular, il s’agit de la vente d’un véhicule.


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Les enquêteurs découvrent dans un sac-poubelle des notes manuscrites. Des demandes de renseignements sur le prix d’explosifs : du C4 et des détonateurs, mais aussi le prix de balles de kalachnikov. Les experts l’assurent : l’écriture est celle d’Ali Riza Polat, soupçonné d’être le bras droit d’Amedy Coulibaly. Il était du voyage chez Karasular à Charleroi.

Une autre filière ?

Michel Catino est l’ami depuis 30 ans, a été condamné pour stupéfiants et vol aggravé. Dans ce dossier Charlie, l’homme reconnaît avoir eu des contacts avec Amedy Coulibaly ainsi que d’autres acteurs du dossier.

"Michel Catino reconnaît certains contacts et reconnaît avoir véhiculé notamment des produits stupéfiants. Il faut savoir qu’un des individus dans ce dossier est connu spécifiquement pour ça", explique Fabian Lauvaux, son avocat qui ajoute : "Il a pu être déterminé que les armes ou la majeure partie des armes utilisées dans le cadre de ces attentats ne proviennent pas de Charleroi, elles proviennent d’une autre filière qui est la filière lilloise. Des condamnations sont déjà intervenues à ce sujet."

Les deux hommes encourent 20 ans de réclusion s’ils sont reconnus coupables de participation aux activités d’un groupe terroriste.

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