Charleroi et Liège, cancres de la mobilité durable et active

Charleroi et Liège, cancres de la mobilité durable et active
Charleroi et Liège, cancres de la mobilité durable et active - © Tous droits réservés

Il ne se passe guère une semaine sans qu'il soit question de mobilité ou de qualité de l'air. A la demande de Greenpeace Belgique, l'institut allemand Wuppertal a réalisé une étude, et un classement des 5 principales villes belges, en ce qui concerne la mobilité durable et urbaine. 

Dans ce rapport d'une quarantaine de pages, les deux plus grandes villes wallonnes ont les plus mauvais résultats en matière de transports publics, de sécurité routière, de gestion de la mobilité et de mobilité active. 

Transports publics

Par an, un Liégeois utilise 69 les TEC, un Carolo effectue 117 trajets. C'est très loin du Bruxellois (341). Liège et Charleroi voient la voiture dominer sans guère de partage la mobilité. 84% des déplacements à Charleroi et 76% à Liège sont réalisés en voiture. 

Sécurité routière

Un paradoxe : il y a peu de piétons et peu de cyclistes dans les deux métropoles wallonnes, mais ces deux villes ont un taux d'accident pour ce type d'usagers très élevé, surtout la cité hennuyère. "C'est un cercle vicieux" explique Juliette Boulet, la porte-parole de Greenpeace Belgique : "Moins il y a de marcheurs, moins il y a de vélo, plus il y a des accidents, ce qui n'encourage pas et fait peur. (...) Il y a, d'une part, un problème de mentalité : voir des vélos à Charleroi et à Liège, on n'y est moins habitué, on y accorde donc moins d'importance."

Gestion de la mobilité

Sous ce chapitre, on retrouve le prix du parking, la présence ou non de politiques de transport innovantes, la présence de voitures/vélos partagés. A tous points de vue, les deux villes wallonnes échouent, très loin derrière Bruxelles, Gand et Anvers.

Mobilité active

Sous ce vocable, on retrouve la marche et le vélo. Sans surprise, seulement 3% et 5% des trajets sont réalisés respectivement à Charleroi et Liège, 1% et 3% en vélo. En comparaison, Bruxelles est à 25% pour la marche et 3% en vélo, Anvers à 15% et 29%, Gand à 15% et 30%. 

Tous ces chiffres indiquent la faiblesse des deux plus grandes villes wallonnes dans la mobilité active, non-automobile. De façon générale, Greenpeace Belgique constate "la place est laissée à la voiture, il n'y a pas assez de développement d'infrastructures pour le vélo et la marche à pied, alors qu'il y a de plus en plus de citoyens qui demandent ce genre de développement et demandent à vivre dans des milieux urbains avec un air de qualité" conclut Juliette Boulet. Qui espère que les futures élections communales vont changer la donne.

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