Championnes du monde de Hip-Hop et belges

Géraldine et Andréa ont 15 ans toutes les deux. Elles sont sœurs, sœurs jumelles même et surtout fan de Hip-Hop. Une passion qu'elles prennent très au sérieux. A tel point que les deux sœurs sont devenues championnes du monde dans leur discipline aux Hip-Hop Unite World de Leiden aux Pays-Bas. Une reconnaissance qui est le résultat de longues heures de travail. 

Une passion et des ambitions

"Ca fait quatre ans qu'on fait de la danse ensemble. De base, on faisait de la danse comme passion". Depuis, les deux sœurs ont décidé de passer à un autre niveau. Elles s'entraînent près de vingt heures par semaine pour parvenir à s'exporter. Pour elles, cette victoire, c'est une vraie opportunité. "Grâce à cette victoire, on espère que ça permettra à notre duo d'évoluer à l'étranger. C'est ce qu'on aimerait en tout cas. En tant que professeur ou juste pour notre duo. Jecrois que ça ouvre beaucoup de portes". Et pour y arriver, les sœurs comptent bien jouer sur le fait qu'elles sont jumelles. "Ce qui nous a démarqué, c'est qu'on a pas mal joué du fait qu'on était jumelles dans notre chorégraphie". 

 

De longues heures d'entraînement

"Ces filles là prennent à peu près 14 heures de danse par semaine", explique Eric Lubukayi; le coach. "En comparaison, un footballeur du même âge, en D1 c'est 8 heures de travail". Des heures de travail qui ont permis aux deux sœurs de devenir championnes du monde en chorégraphie en duo. Pourtant la danse Hip-Hop reste encore peu connue. Selon Eric Lubukayi, "il y a en Hip-Hop une culture de l'underground". "Dès qu'on parle de médias, de fédérations, il y a une sorte de méfiance. C'est la méfiance de la récupération notamment par les institutions qui pourraient dire : "étant donné que le Hip-Hop est maintenant une discipline reconnue, vous aurez besoin de tel diplôme" alors que selon moi, le Hip-Hop reste quelque chose de libre". "C'est une contre culture, et par définition, on s'oppose donc à ce qui veut nous faire rentrer dans la culture". Mais pour le coach des jumelles, "il existe deux écoles. Il y a une école de ceux qui voudraient faire rentrer le Hip-Hop dans la culture et d'autres restent méfiants et réfractaires". Mais Eric Lubukayi en est persuadé, le succès des jumelles va en inspirer d'autres. 

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