Certains patients atteints d'un cancer développent moins d'anticorps après la vaccination

Certaines personnes atteintes de cancer produisent moins d'anticorps que celles en bonne santé après avoir reçu deux doses d'un vaccin contre le coronavirus. Telle est la conclusion de l'étude B-VOICE menée à l'hôpital universitaire d'Anvers (UZA), en collaboration avec Sciensano.

Quelque 200 malades ont été impliqués dans cette étude. Ils ont tous reçu le sérum BioNTech/Pfizer.

On le sait, les personnes traitées pour un cancer courent un plus grand risque d'être atteintes par une forme grave de l'infection Covid. Les chercheurs de l'UZA ont donc voulu vérifier si les vaccins étaient aussi efficaces chez ces patients au système immunitaire fragilisé.

"En ce qui concerne la réaction immunitaire, nous constatons que le taux d'anticorps que produisent certains patients est inférieur au taux produit par les personnes en bonne santé après les deux doses du vaccin. Les anticorps sont produits chez la plupart des patients après la première injection, mais le nombre d'anticorps n'augmente pas chez tous les groupes de patients après la seconde injection", expliquent les scientifiques.

Une protection différente en fonction du traitement

Les malades qui suivent une thérapie hormonale, une immunothérapie ou une thérapie ciblée présentent une production normale d'anticorps. Cette réponse ne se manifeste cependant que chez un peu plus de la moitié des patients subissant une chimiothérapie. Elle est même réduite à un tiers pour ceux atteints d'un cancer du sang.

"Ce groupe de patients atteints d'un cancer pourrait tirer avantage d'une troisième dose du vaccin", relève Mieke Goossens, chercheuse chez Sciensano. "Des études plus poussées permettront de démontrer s'ils produiraient ainsi un taux plus important d'anticorps", ponctue-t-elle.

 

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