Centrales nucléaires vulnérables à un attentat: "Les mesures nécessaires sont prises"

La centrale de Tihange le 25 juin 2017, lors d'une manifestation contre le nucléaire.
La centrale de Tihange le 25 juin 2017, lors d'une manifestation contre le nucléaire. - © ANTHONY DEHEZ - BELGA

Les bassins de refroidissement des centrales nucléaires en Belgique et en France ne sont pas suffisamment protégés contre une attaque extérieure. C'est ce qu'affirme un récent rapport d'experts indépendants mandatés par Greenpeace France.

A la suite des récents attentats en France et en Belgique, Greenpeace a demandé à sept experts internationaux (France, Allemagne, Royaume-Uni et États-Unis), spécialistes en sûreté nucléaire, sécurité, radioprotection et économie, de vérifier si les centrales nucléaires des deux pays pouvaient résister à des agressions extérieures telles qu'une chute d'avion ou une attaque à l'arme lourde.

D'après leur conclusion "unanime", les bassins de stockage des barres de combustible usagé, situés à l'extérieur des bâtiments blindés du réacteur, sont extrêmement vulnérables.

Des tests de sécurité après Fukushima

Pour Engie-Electabel, l'opérateur des centrales nucléaires de Doel et de Tihange, il n'y a pas de quoi s'inquiéter. Anne-Sophie Hugé, porte-parole d'Engie-Electrabel précise au micro de la RTBF : "Après l'incident de Fukushima, ces centrales ont été soumises à toute une série d'analyses, dont une chute d'avion ou tout autre projectile. Les mesures nécessaires sont prises pour assurer leur sûreté en toutes circonstances."

La porte-parole ajoute que l'entreprise investit chaque année 200 millions d'euros dans ses centrales "pour les mettre au plus haut standard de sécurité".

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