Cédric Rey, la fausse victime du Bataclan, jugé à Versailles

Cédric Rey. Ce nom n'a pas fait beaucoup de bruit dans la presse belge. Pourtant, cet homme d'une trentaine d'années à d'abord ému puis répugné nos voisins Français. Prétendant avoir survécu à la tuerie du Bataclan, l'ambulancier a livré son récit détaillé à plusieurs médias nationaux. Pourtant, tout était faux. Il est jugé vendredi à Versailles pour tentative d'arnaque.

"J’étais en train d’appuyer sur la plaie d’un blessé qui s’était effondré sur le boulevard quand j’ai relevé la tête. J’ai vu un type devant l’entrée du Bataclan se retourner. Il avait sa kalachnikov en bandoulière, elle était pointée vers moi. Au même moment, une femme est passée entre nous en courant : elle a pris les balles." Ces propos, Cédric Rey les a tenus à maintes reprises. Ici, au quotidien national Libération, l'homme raconte la soirée sanglante du 13 novembre 2015 qui a coûté la vie à plus de 100 personnes.

Devenu membre actif du groupe de soutien aux victimes Life for Paris, l'homme est sur tous les fronts. Organisation de repas entre victimes, tatouage d'une Marianne triste marqué de la date de l'attentat sur le bras, création de fausses preuves, Cédric Rey ne recule devant rien pour que les policiers qui enquêtent sur son dossier bancal le croient.

Simple escroc?

À première vue, l'ancien ambulancier qui vit désormais reclus en Nouvelle-Calédonie, peut sembler avoir monter cette supercherie pour obtenir des dédommagements. Il semble que l'histoire aille plus loin. Un profil psychologique fragile amène les policiers à se questionner sur sa santé mentale.

Suite au témoignage d'une ancienne collègue, il semblerait que Cédric Ray souffre du "syndrome du sauveur". Son besoin d'héroïsme et son manque de reconnaissance l'auraient poussé à mentir et à s'inventer une histoire tragique.

Si rien ne concorde dans ses propos, le trentenaire aura tout de même tenu bon pendant plusieurs mois. Profitant d'un passage dans la capitale française, les forces de l'ordre l'ont interpellé et placé en garde à vue fin octobre.

Son procès se tient vendredi à 14h à Versailles. Cédric Rey reconnait les faits. Cependant il ne souhaite, désormais, plus apparaître dans les médias...

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