Ce week-end, il a plu sur le sommet du Groenland, et ce n’est pas une bonne nouvelle

Pour la première fois depuis les relevés, les précipitations tombées samedi au point le plus haut du Groenland – à environ trois kilomètres au-dessus du niveau de la mer – étaient de la pluie, et non de la neige, rapporte CNN.

Au cours du week-end, les températures au sommet du Groenland ont dépassé les 0 degré pour la troisième fois en moins de dix ans. L’air chaud a alimenté un épisode de pluie extrême qui a déversé 7 milliards de tonnes d’eau sur la calotte glaciaire.

Selon le National Snow and Ice Data Center, centre de référence aux Etats-Unis, il s’agit des précipitations les plus importantes sur la calotte glaciaire depuis le début des relevés en 1950. La quantité de masse glaciaire perdue dimanche était sept fois supérieure à la moyenne quotidienne pour cette période de l’année.

En outre, selon des chercheurs interrogés par CNN, la pluie crée une couche de glace qui absorbera davantage d’énergie du soleil. Et cette couche de glace sera également une barrière qui empêchera l’eau de fonte de s’écouler vers le bas et provoquera un ruissellement à des altitudes plus élevées. De quoi encore accélérer la fonte de la calotte glaciaire donc.


►►► Les "géants endormis" s’agitent et menacent de bouleverser l’équilibre climatique de notre planète


En juillet, déjà, une vague de chaleur au Groenland, a provoqué une fonte massive. Le recul de la calotte glaciaire, entamé il y a plusieurs décennies, s’accélère depuis 1990 et ne cesse de s’emballer.

Selon une étude européenne publiée en janvier, la fonte de la calotte groenlandaise devrait contribuer à l’élévation générale du niveau des océans à hauteur de 10 à 18 centimètres d’ici 2100, soit 60% plus vite que la précédente estimation.

Et cette fonte contribue déjà à un ralentissement du Gulf Stream, le courant marin qui donne à l’Europe son climat tempéré.


►►► Des précipitations extrêmes, de longues périodes de canicules… Les conséquences du réchauffement climatique en Belgique


Début août, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publiait un rapport très attendu, et alarmant, dans lequel la responsabilité de l’homme dans le réchauffement global du climat était clairement pointée du doigt.

Cet été 2021 est particulièrement marqué par des événements climatiques extrêmes, avec des inondations, notamment en Belgique, et des incendies de grande ampleur sur le pourtour méditerranéen, en Sibérie et en Californie, notamment.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK