Ce qui change le 1er mars: biberons au bisphénol, taxis bruxellois, enregistrement des chiens, OGM

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Le mois de mars apportera quelques changements dans la vie quotidienne de certains. Cela concerne les biberons au bisphénol, la nouvelle apparence des taxis dans la capitale, l'enregistrement des chiens et la culture d'OGM en Europe.

A partir du 1er mars, les biberons contenant du bisphénol A, un composé chimique controversé utilisé dans la fabrication de plastiques alimentaires, ne peuvent plus êtres produits. Ces biberons ne pourront également plus être vendus à partir du 1er juin.
Les experts des pays de l'Union européenne chargés du sujet sont parvenus à un accord à la majorité qualifiée sur une proposition de la Commission européenne pour interdire le bisphénol A dans les biberons.
La France et le Danemark ont déjà décidé unilatéralement d'interdire la fabrication et la commercialisation de biberons contenant du bisphénol A. Le bisphénol A est par ailleurs interdit au Canada, en Australie et dans plusieurs Etats américains.

Nouveaux habits des taxis bruxellois

Les 1300 taxis de la Région bruxelloise affichent un nouveau look à partir du 1er mars. Il s'agit d'une mesure de transition car la nouvelle identité des taxis sera obligatoire à partir du 1er septembre.
Parmi les nouvelles réglementations, tous les taxis bruxellois devront à terme être noirs, arborer une bande à damiers noirs et jaune orangé et disposer d'un spoutnik noir à motif de damiers sur lequel figurera l'Iris de la région de Bruxelles.
Jusqu'à présent, les nouvelles couleurs ont déjà été testées sur 23 véhicules. Le nouvel habillage est l'émanation d'un accord que la ministre bruxelloise en charge des Transports et de la politique des taxis, Brigitte Grouwels (CD&V), a conclu à l'été 2010 avec l'ensemble des représentants du secteur des taxis.
"J'ai la volonté politique de faire du secteur des taxis bruxellois un secteur rentable et facilement reconnaissable dans le paysage urbain et qui offre, en outre, des services de qualité supérieure aux usagers. L'identité visuelle des taxis bruxellois constitue une des première étapes dans la poursuite de cet objectif", explique la ministre.
Les nouvelles couleurs devront également permettre de mieux identifier les taxis bruxellois de ceux qui opèrent sur le territoire sans disposer d'une autorisation d'exploitation, comme les taxis non-bruxellois et les taxis "pirates".

Enregistrement des chiens en ligne

A partir du 1er mars, les vétérinaires peuvent commander en ligne les documents (passeports et fiches) concernant la procédure d'identification des chiens auprès de l'Association belge d'identification et d'enregistrement canins (ABIEC). Les paiements peuvent également être effectués en ligne. Le bon de commande se trouve sur le site de l'ABIEC.
Ce nouveau système informatisé facilitera le travail des vétérinaires qui doivent actuellement commander les documents via courrier postal et payer par virement. Il réduira également les erreurs, approximations et données incomplètes.
L'enregistrement en ligne des animaux par les vendeurs est actuellement en phase de test. Il pourrait être effectif à la fin de l'année 2011.

Les contrôleurs aériens militaires quittent Bierset

Les contrôleurs aériens militaires quittent définitivement Bierset le 1er mars. Ils rejoindront Beauvechain, où a été installée la base hélicoptères, mais également d'autres unités.
La tour de contrôle de l'aéroport de Bierset est gérée par des civils et des militaires, qui contrôlent donc également le trafic civil.
Les militaires qui s'occupent de la régulation du trafic pour certains vols à Bierset ne disposent pas de la licence adéquate pour le faire, et ce depuis plusieurs années. Ils bénéficient en revanche d'une dérogation accordée par la DG Transport aérien, avait affirmé le ministère de la Défense.
La licence n'avait pas été jugée nécessaire car les militaires s'occupaient d'un nombre très limité de vols.
Le 1er mars, la dizaine de contrôleurs militaires quitteront le site. Des militaires resteront cependant toujours temporairement sur le site militaire, en attendant que les travaux d'infrastructure pour accueillir l'ensemble de la maintenance soient terminés à Beauvechain.

L’UE pas tenue d'autoriser la culture d'OGM sans accord des 27

La Commission européenne n’est plus tenue, à partir du 1er mars, d'autoriser au bout du compte la culture des plantes génétiquement modifiées, lorsque les Etats n'ont pas réussi à se mettre d'accord.
Une nouvelle procédure entre en vigueur à cette date, permettant de relâcher les pressions exercées sur l'exécutif européen.
Jusqu'à présent, la Commission était contrainte de "prendre ses responsabilités" et d'autoriser la culture et la commercialisation des OGM si l'Agence européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) basée à Parme (Italie) avait rendu un avis favorable et si aucune majorité n'avait été trouvée entre les 27 pour s'y opposer.
La nouvelle procédure prévoit la création d'un comité d'appel, qui peut se réunir au niveau des ministres pour décider des autorisations de culture et de commercialisation des OGM. En cas de désaccord persistant, la Commission peut décider l'autorisation, mais elle n’est plus obligée de le faire.
Le président de la Commission José Manuel Barroso ne pourra plus se prévaloir de l'obligation imposée par la réglementation européenne.
Reste à savoir s'il se prévaudra de cette faculté pour geler les demandes d'autorisations pour les OGM les plus controversés, comme le MON-810 du géant américain Monsanto, en attente du renouvellement de son autorisation.
Seuls deux OGM sont actuellement cultivés dans l'UE: le maïs 810 et la pomme de terre Amflora de l'allemand BASF. Ces cultures couvrent un peu plus de 100 000 hectares.
Mais quinze autres plantes génétiquement modifiées, pour la plupart des semences de maïs, attendent une autorisation de culture.

A.L. avec Belga
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