Ce qui change en mai: amendes routières, antibiotiques, immunothérapie, Europol

Hausse de 5% des amendes routières

A partir du 1er mai 2017, les tarifs des amendes routières augmentent de 5% en Belgique, indique le site Polinfo.be. Cela entraîne une augmentation des tarifs des perceptions immédiates en cas d'excès de vitesse.

Par ailleurs, en Wallonie, les montants pouvant faire l'objet d'une perception immédiate dans le cadre de certaines infractions sont adaptés comme suit à la même date du 1er mai: 116 euros (au lieu de 110) pour les infractions du 2e degré, 174 euros (au lieu de 165) pour les infractions du 3e degré, 473 euros (au lieu de 450) pour les infractions du 4e degré.

Il faut désormais aussi débourser 53 euros (au lieu de 50) en cas de dépassement de la vitesse maximale autorisée, avec une majoration de 11 euros (au lieu de 10) pour chaque kilomètre par heure excessif au-delà des 10 premiers, dans une agglomération, une zone 30, un abord d'école, dans une zone résidentielle ou une zone de rencontre. Il faut compter aussi une majoration de 6 euros (au lieu de 5) pour chaque kilomètre par heure excessif au-delà des 10 premiers, dans tous les autres cas.

Une amende de 58 euros (au lieu de 55) est infligée pour les autres infractions aux règlements pris en exécution de la loi relative à la police de la circulation routière.

Enfin, pour les personnes ayant un domicile ou une résidence fixe en Belgique, la perception immédiate est désormais exclue lorsque la somme totale à percevoir dépasse 347 euros (au lieu de 330). Pour les personnes n'ayant pas de domicile ou de résidence fixe en Belgique, ce seuil maximal est fixé à 866 euros (au lieu de 825).

Il faudra payer plus pour certains antibiotiques

Le montant du ticket modérateur que paient les patients pour certains antibiotiques augmente à partir du 1er mai 2017. Ce type de médicament passe de catégorie de remboursement B (spécialités pharmaceutiques importantes sur le plan thérapeutique) en catégorie C (médicaments destinés au traitement symptomatique), précise l'INAMI sur son site internet. Le changement de catégorie de B à C entraine une augmentation de la part payée par le patient.

Avec cette mesure, la ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open Vld) entend inciter les médecins à prescrire moins d'antibiotiques mais aussi les patients à en demander moins rapidement.

Immunothérapie contre le cancer du poumon

L'immunothérapie est remboursée dès ce 1er mai 2017 aux patients suivant un traitement de première ligne d'un cancer du poumon. L'immunothérapie n'était jusqu'ici possible que pour un nombre limité de cancers, dont ceux du poumon en deuxième ligne (c'est-à-dire des cancers ayant déjà été traités via une chimiothérapie ou un autre type de thérapie), de la peau ou du rein.

Ce traitement présente des effets secondaires bien moins lourds que ceux de la chimiothérapie. Les patients ne perdent ainsi pas leurs cheveux, n'ont pas de nausées, ou nettement moins, et sont beaucoup moins fatigués. Il empêche en outre la croissance tumorale pour une plus longue période et 45% des patients concernés y répondent, contre 28% en cas de chimiothérapie, selon la ministre de la Santé Maggie De Block.

Pouvoirs renforcés pour Europol

L'agence de police européenne Europol va pouvoir intensifier ses efforts pour lutter contre le terrorisme, la cybercriminalité et d'autres infractions pénales, grâce à de nouvelles règles de gouvernance qui entrent en vigueur ce 1er mai 2017.

Europol pourra plus facilement créer des unités spécialisées afin de réagir sans délai "à des menaces émergentes dans le domaine du terrorisme et d'autres formes de criminalité grave et organisée".

Le texte prévoit également des règles claires sur les unités ou centres qui existent déjà, comme l'unité de signalement des contenus sur Internet ou le centre européen de la lutte contre le terrorisme, qui a débuté ses travaux en janvier 2016.

Dans certains cas, l'agence aura par ailleurs la possibilité d'échanger des informations avec des entités privées telles que des entreprises ou des ONG. Elle pourrait par exemple être en mesure de contacter le réseau social Facebook pour lui demander de supprimer une page web gérée par l'État islamique.

Les intermédiaires de crédit doivent avoir réussi l'examen

La période de transition laissée aux intermédiaires de crédit pour se mettre en ordre d'examen prend fin au 1er mai 2017. En novembre 2015, l'Autorité des marchés financiers (FSMA) avait décidé de renforcer l'accès à la profession d'intermédiaire de crédit. Toute personne qui propose un crédit à la consommation doit désormais suivre une formation et réussir un examen.

Cette nouvelle législation a été mise en place pour protéger les consommateurs et éviter que ces derniers ne se surendettent.

L'examen consiste en 20 questions à choix multiple sur les crédits à la consommation. Il évalue aussi les connaissances sur les régimes matrimoniaux et l'éthique d'entreprise.

Celui qui réussit l'examen reçoit le titre "d'agent à titre accessoire" et l'autorisation de proposer des financements.

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