Ce n'est pas la première fois qu'un labo scientifique est visé

En 2003, un incendie criminel visait l'Institut de pathologie génétique de Loverval
En 2003, un incendie criminel visait l'Institut de pathologie génétique de Loverval - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

L'Institut national de criminalistique et de criminologie (INCC) de Neder-Over-Heembeek a été la cible d'un incendie criminel dans la nuit de dimanche à lundi. La Belgique compte plusieurs laboratoires d'analyses scientifiques et ce n'est pas la première fois que ce genre d'institution est la cible d'une attaque. On y trouve en effet des traces compromettantes pour de nombreux malfrats. Des preuves que certains ont déjà tenté d'effacer. Ce fut le cas notamment plusieurs fois à Loverval.

C'était en 2001 à l'Institut de pathologie génétique de Loverval, section ADN judiciaire. Le feu a été volontairement allumé à différents endroits. L'enquête démontrera que le but était clairement de détruire des preuves. Grâce à l'intervention rapide des pompiers, le pire a été évité.

Les tests ADN dérangent

Mais l'année suivante, en 2002, l'Institut est à nouveau la cible de deux incendies criminels. Pour l'un d'entre-eux, des malfaiteurs avaient placé deux bonbonnes de gaz reliées à une grenade, le tout avait été enduit d'un liquide inflammable. Manifestement, les tests ADN dérangent. Car le parquet de Charleroi et les juges d'instruction faisaient régulièrement appel à l'institut dans le cadre d'enquêtes criminelles.

En 2003, ce sont deux hommes munis d'armes de guerre qui ont bouté le feu en déversant 2 bidons d'essence.... A nouveau dans le même labo d'analyses ADN de Loverval.

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