Ce lundi 25 mai, le déconfinement se poursuit dans les écoles, mais pas pour tous et pas partout

Ce lundi 25 mai, on devrait croiser plus d’enfants sur le chemin de l’école. Les élèves de 1re, 2e primaire, 2e secondaire, mais aussi ceux en difficulté peuvent en principe réintégrer leur école.

En principe, car la circulaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles abordant la phase 2 de la reprise des cours est suffisamment souple, nous dit-on au cabinet de la ministre de l’Éducation, Caroline Désir (PS) pour laisser les écoles organiser cette nouvelle rentrée en fonction de leur capacité organisationnelle et des conditions de sécurité.

Lors de la première phase, près de 120.000 jeunes sont retournés à l’école

Après une première phase, le 18 mai pour les élèves de 6e primaire et de dernières années du secondaire (6e/7e : ndlr), place donc une semaine plus tard à la phase 2 du retour partiel et progressif à l’école. Cela concerne les 1re et 2e primaires, les 2e secondaires et les enfants en difficulté. Pour les 1e et 2e primaire, à concurrence d’un jour par semaine par groupe, pour les 2e secondaire, à concurrence de deux jours par semaine par groupe, tout comme pour ceux qui étaient déjà rentrés.

Au cabinet de la ministre, on ne connait pas encore le nombre d’élèves qui rentreront lors de cette seconde vague. D’autant plus que toutes les écoles ne pourront accepter tous les jeunes concernés.

Une directrice d’école primaire à Bruxelles nous explique qu’"elle ne pourra pas accueillir les 2e primaires. Tous le regrettent ici, parents, instituteurs et direction… On a tout retourné, essayé, mais cela est juste impossible avec les mesures de sécurité actuelles et notamment avec la règle des silos (groupes fermés d’élèves)".


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À la CGSP enseignement, le président Joseph Thonon, nous confirme cette situation. "Dans le communal fondamental, leurs chiffres sont très variables, mais ils me disent que beaucoup d’écoles ne sauront pas organiser l’ensemble des 1re primaire et 2e primaire. Donc, ils ne sauront pas accueillir l’ensemble des élèves. Ils vont se concentrer sur les élèves en difficulté et essayer de les faire rentrer".

Dans l’enseignement libre, "on est un peu plus optimiste", nous dit toujours Joseph Thonon. "Ils disent que 25% des écoles ne pourront pas accepter les 2e primaires et 15% ne pourront pas accepter les 1res primaires ".

Pour résumer, trois cas de figure sont envisagés demain.

  • Des écoles qui n’ont pas ouvert, et n’ouvriront pas leurs portes avant septembre, car elles estiment ne pas être dans les conditions pour le faire (C’est le cas à Aiseau-Presles par exemple).
  • Des écoles qui ne pourront pas accepter les élèves au-delà des 6e (pas de 1re ni de 2e) : c’est la décision de la Ville de Liège où l’échevin de l’enseignement estime que les "petits ne sauraient pas, c’est l’avis unanime des enseignants, respecter sur une journée entière les consignes de distanciation sociale, qui, eux, ne sont pas appelés à porter un masque, sans compter que nous ne sommes pas sûrs d’avoir la place nécessaire."
  • Des écoles qui en plus des 6e n’accepteront que les élèves en difficulté : ce sera le cas de tous les établissements de l’enseignement provincial en Hainaut.
  • Enfin, un grand nombre d’écoles accepteront comme prévu en plus des 6e, les 1re, 2e primaire et les 2e secondaires.

Cela sera donc encore différent de ce que nous avons pu connaître lors de la première phase le 18 mai. La règle des silos est à nouveau pointée comme le problème pour étendre l’accueil à plus d’élèves.

Quelles règles devront suivre les enfants

Le port du masque n’est obligatoire que pour les élèves à partir de la 6e primaire. Pour le reste, les règles sont les mêmes pour tous.

  • Il pourra y avoir au plus 10 élèves en même temps, avec un enseignant, chaque élève devra disposer d’un espace de 4 m2 ;
  • Le contact physique devra être évité, les vidéoconférences seront privilégiées pour le contact avec les parents ;
  • Les distances devront être respectées lors des récréations. Il n’y aura pas de repas chaud. L’accès aux toilettes sera limité ;
  • Si un enfant présente des symptômes, il faudra prévenir immédiatement les parents, et l’enfant sera testé ;
  • Les élèves comme les enseignants devraient porter des masques ;
  • Les repas chauds ne doivent pas être servis dans le réfectoire. Les repas froids (tartines) sont préférés, de préférence en classe, à l’exception des internats, homes d’accueil et homes permanents.

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Et après

Au cabinet de la ministre de l’Éducation, on nous rappelle aussi que : "L’objectif annoncé par la ministre depuis le début du processus est de permettre à un maximum d’enfants de retrouver un contact avec l’école, même limité, d’ici au 30 juin".

Et que "la ministre a toujours été plus particulièrement inquiète de l’impact du confinement sur les enfants du maternel et est donc sensible à l’appel des 269 pédiatres qui prônent leur retour à l’école. Toutefois, les acteurs de l’enseignement ont indiqué que l’application des normes sanitaires actuelles, très strictes et contraignantes, ne permettra pas de faire rentrer plus d’élèves que ce qui est prévu aujourd’hui".


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Il a donc été demandé au GEES (le groupe d’experts en charge du déconfinement) et au CNS (Conseil national de sécurité) "si et comment un assouplissement de ces normes pouvait être envisagé en toute sécurité, notamment pour les maternelles ". Une réponse est toujours attendue.

Archives : Journal télévisé du 18/05/2020

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