CCC : 5 interpellations en Belgique

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Pierre Carette et Bertrand Sassoye, deux des quatre membres des Cellules Communistes Combattantes (CCC), ont été arrêtés mercredi soir et jeudi matin à Bruxelles. Ils étaient en liberté conditionnelle. Trois autres personnes ont aussi été interpellées. Les projets de Bertrand Sassoye seraient au coeur de l'enquête.

Ce jeudi après-midi, le parquet fédéral a révélé que Bertrand Sassoye fait l'objet d'une nouvelle enquête pour terrorisme menée par ce parquet. L'enquête a démarré en 2007 après l'arrestation en Italie de 15 personnes soupçonnées d'appartenir au groupement terroriste Partito Comunista Politico-Militare. La presse belge et italienne avaient lié cette affaire à des personnes séjournant en Belgique. Des écoutes téléphoniques ont démontré que Sassoye et les trois autres suspects appréhendés étaient en contact avec certaines des personnes interpellées en Italie.

Carette a été purement et simplement reconduit en prison pour non-respect des conditions de sa libération conditionnelle. Rien ne dit qu'il était lié aux projets de Sassoye, mais il est clair que les deux hommes étaient en contact, ce qui leur avait été interdit.

 

Pierre Carette et Bertrand Sassoye avaient été les deux derniers membres des CCC à bénéficier d'une libération conditionnelle. Pierre Carette avait été le dernier à être libéré en 2003. Ils ont été arrêtés pour ne pas avoir respecté les conditions de leur libération conditionnelle: ils ont violé l'article 70 de la loi du 17 mai 2006, a précisé le parquet de Bruxelles.

Dans le cadre de cette affaire, une perquisition a été menée jeudi matin dans les locaux de la RTBF à la demande de la juge d'instruction Berta Bernardo Mendez. Cette descente de police concerne "les activités privées et personnelles d'un membre de la rédaction de la RTBF", a précisé la chaîne. "L'entreprise publique n'est en rien concernée dans ce dossier". La journaliste était entendue ce jeudi par les services de police.

 

Pierre Carette et Bertrand Sassoye ont été arrêtés mercredi pour ne pas avoir respecté les conditions de leur libération. Appréhendés en 1985 à Namur, les quatre membres des Cellules Communistes Combattantes (CCC) avaient été condamnés trois ans plus tard à la perpétuité par la cour d'assises du Brabant pour une vingtaine d'attentats commis en Belgique.

 Les quatre membres des CCC avaient été condamnés en 1988 à la perpétuité par la cour d'assises du Brabant pour une vingtaine d'attentats commis en Belgique. Les quatre membres des CCC avaient été arrêtés en 1985 à Namur.

Les Cellules Communistes Combattantes, mieux connues sous le sigle des CCC, ont régulièrement fait la "une" des journaux belges dans les années 1984 et 1985. Elles ont revendiqué une trentaine d'attentats commis en Belgique durant ces deux années. La série d'attentats des CCC a débuté le 2 octobre 1984 à Evere. Le premier attentat visait deux firmes dépendant du groupe "Litton Industries". Les explosions se sont alors succédé à un rythme accéléré, visant tant l'OTAN que des firmes travaillant pour l'Organisation de l'Atlantique Nord. Les cibles américaines, des objectifs politiques, militaires, ainsi que des banques et d'autres objectifs économiques sont pris pour cibles par les CCC.

Le 1er mai 1985, un des attentats des CCC tourne au drame. Il coûte la vie à deux pompiers et en blesse trois autres. Au cours d'un autre attentat visant le siège de la BBL à Etterbeek, un des terroristes a également tiré à la mitraillette en direction d'un agent de la firme Securitas, qui a été blessé au bras.

La série d'attentats s'est clôturée le 6 décembre 1985 par une attaque contre un pipe-line de l'OTAN à Wortegem-Petegem (Deinze). Dix jours plus tard, Pierre Carette et ses compagnons d'arme étaient arrêtés à Namur.

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