Cathédrale Notre-Dame : la phase de diagnostic débute

 Mardi, cela fera exactement 6 mois que Notre-Dame de Paris a été ravagée par les flammes. Aujourd'hui, la cathédrale est fermée au public. Les travaux de reconstruction n'ont pas encore commencé. Mais une série de rapport ont été réalisés par des experts. Et des personnes chargées de diagnostiquer l'ampleur des dégâts sont désormais à pied d'œuvre.

Des spécialistes à pied d'oeuvre

Pour ces chercheurs, l'objectif est de poser un diagnostic général. Il y a évidemment les aspects visibles, comme la coloration de l'édifice à cause de la combustion. Mais il y a aussi et surtout l'état des structures. Les conclusions seront ensuite transmises aux architectes. "La cathédrale est dans un état d'urgence totale" explique Aline Magnien, la directrice des monuments historiques auprès du gouvernement français. "Concrètement, cela signifie que nous devons apporter un certain nombre de conclusions sur l'état des pierres et du mortier, et qu'en fonction de cela, les architectes pourront intégrer cela dans leur propre diagnostic".

Une situation similaire à celle de l'entre-deux-guerres

Il y a 6 mois, lors de l'incendie, la cathédrale a été abondamment arrosée. Les pierres ont souffert. D'abord des fissures, ensuite de l'humidité qui peut avoir une influence sur la tenue des matériaux. "J'ai accompagné une série de groupes de restaurateurs, notamment des spécialistes en verrerie qui font un travail fantastique" explique Claudine Loisel, spécialiste verre auprès du gouvernement français pour les monuments historiques. "Je me rappelle en 1939, entre les 2 guerres mondiales, comment des hommes et des femmes ont réussi à rénover et préserver toute une série de vitraux. Je trouve qu'ici, avec la cathédrale Notre-Dame de Paris, on est exactement dans la même situation".

 


 

 

 

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