Catastrophe ferroviaire de Buizingen : le procès en appel est reporté à novembre

Le procès en appel de la catastrophe ferroviaire de Buizingen n’aura pas lieu les 21, 22 et 23 septembre comme décidé précédemment, mais les 17, 18 et 19 novembre, a appris Belga de la part des parties civiles du dossier.

Ce nouveau report est dû à la pandémie de coronavirus. La salle d’audience initialement choisie ne pourra pas accueillir un procès d’une telle ampleur avec autant de parties, tout en respectant les mesures de précaution liées au coronavirus. La salle dans laquelle le procès se tiendra n’est pas encore connue.

Il y a 10 ans

La catastrophe ferroviaire a eu lieu le lundi 15 février 2010. Un train local (train L) Louvain-Braine-le-Comte a percuté, à 08h28, un train InterCity (train IC) Quiévrain-Liège-Guillemains, à hauteur de Buizingen, dans l’entité de Hal (Brabant flamand). La collision a fait 19 morts, une trentaine de blessés graves et une centaine de blessés légers.

Le conducteur du train L a ensuite été suspecté d’avoir brûlé un feu rouge, ce qu’il a toujours contesté.

La SNCB, opérateur du réseau ferroviaire belge, et Infrabel, gestionnaire du réseau, ont quant à elles été suspectées de négligence en matière de sécurité. Elles ont également estimé l’une comme l’autre n’avoir commis aucune faute dans la manière dont la sécurité est assurée sur le rail.

En décembre dernier, le tribunal de police de Bruxelles a condamné Infrabel et la SNCB à des amendes pénales de 550.000 euros pour avoir commis les plus graves fautes ayant conduit à la collision des deux trains.

Infrabel pas d’accord avec la décision

Le tribunal a également établi que le conducteur du train L. – celui qui n’avait pas respecté sa trajectoire – avait manqué d’attention et outrepassé le feu rouge, endossant également une part de responsabilité, bien que moins importante. Après avoir appliqué le principe de décumul des responsabilités – le conducteur étant employé de la SNCB, personne morale qui a commis une faute plus grave – le tribunal n’a pas prononcé de peine à l’égard de celui-ci.

Infrabel a ensuite décidé d’interjeter appel, n’étant pas d’accord avec la décision. Le parquet a interjeté appel à son tour contre cette société, estimant qu’elle n’a pas été condamnée assez sévèrement. La SNCB et le conducteur de train, eux, n’ont pas fait appel.

JT du 15/02/2020

Commémorations des 10 ans de la catastrophe en février 2020

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