Catastrophe ferroviaire de Buizingen : le parquet requiert une amende de 540.000 euros à l'encontre d'Infrabel

La procureure a requis, mardi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, une peine d'amende d'un montant de 540.000 euros à l'encontre du gestionnaire du réseau ferroviaire, Infrabel, pour avoir commis des fautes ayant conduit à la catastrophe de Buizingen. Infrabel avait interjeté appel du jugement du tribunal de police qui l'a condamnée, ainsi que la SNCB, opérateur du réseau, à une amende pénale de 550.000 euros. Le juge avait estimé que tant Infrabel que la SNCB étaient coupables de défaut de prévoyance et de précaution ayant conduit à la catastrophe.

La procureure a pointé du doigt trois erreurs qui ont été commises par Infrabel, l'amenant à requérir à nouveau une peine d'amende à l'encontre de l'entreprise. Elle estime qu'Infrabel aurait dû conserver le système de communication IOT à la gare de Hal. 

"Ce système avait été mis en place après un accident ferroviaire en mars 1969 à La Louvière, où une collision s'est produite après qu'un train a également passé un feu rouge", a exposé la magistrate. "Il est ensuite devenu obligatoire dans les endroits dangereux, comme dans le noeud ferroviaire de Buizingen, car combiné à un feu rouge, il pouvait éviter un accident. Si le système IOT avait toujours été présent à Hal, le train L n'aurait jamais pu quitter la gare, car le système n'aurait jamais donné de signal positif tant que le feu de signalisation était rouge", a-t-elle expliqué.

La procureure a également évoqué le fait que les aiguillages auraient pu être mis en position de sécurité mais aussi que la société Infrabel ne s'est pas suffisamment coordonnée avec la SNCB pour la mise en service du système de freinage TBL+.

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