Catastrophe de Buizingen: le procès débute ce mardi à Bruxelles et en français

Le procès de la catastrophe ferroviaire de Buizingen commence ce mardi 8 janvier au Palais de justice de Bruxelles. Une audience introductive qui se tiendra dans la salle des audiences solennelles de la Cour d'Appel. Neuf ans après les faits, la justice va donc se pencher sur les causes et les circonstances de ce drame. Le 15 février 2010, à 8H28, un train en provenance de Louvain et à destination de Braine-le-Comte a percuté le train Quiévrain-Liège-Guillemins. Un choc violent qui coûtera la vie à 19 personnes et en blessera plus de 300. La plupart des victimes sont originaires du Hainaut.

En juin dernier, après plus de huit longues années d'attente, les victimes et leurs proches étaient convoqués à une première audience du procès devant le tribunal de police de Hal. Devant la justice se trouvait un survivant de l'accident, le conducteur du train Louvain-Braine-le-Comte, soupçonné d'avoir brûlé un feu rouge, ce qu'il nie depuis le début. Mais ce Dourois n'est pas le seul à comparaître. La SNCB et Infrabel sont également poursuivies pour avoir causé "involontairement un accident ferroviaire avec la circonstance que des personnes sont décédées", (...) "ont été blessées" ou "ont couru un péril".

Les trains n'étaient pas équipés de système de freinage automatique en cas de dépassement de feu. Lors de cette première audience en néerlandais, le conducteur francophone a réitéré par la voix de son avocat, sa demande d'être jugé en néerlandais. Après un premier refus, il a obtenu gain de cause en appel. Le 15 octobre 2018, le tribunal d’arrondissement de Bruxelles a accordé le changement de langue et a renvoyé le dossier au tribunal de police francophone de Bruxelles.

Cette première audience introductive n'abordera cependant pas le fond. Elle est destinée à accorder les agendas et planifier le nombre d'audiences nécessaires. Plusieurs avocats devraient demander des auditions d'experts.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK