Cap48 : un nouveau centre de rééducation pour les enfants polyhandicapés

Depuis 35 ans, le C.R.E.B. (Centre de Rééducation de l’Enfance à Bruxelles) accueille à Woluwe des enfants en situation de handicap mental profond avec des handicaps associés. En 2017, le C.R.E.B. soumet un projet de construction d’un nouveau bâtiment destiné à accueillir 30 enfants en centre de jour. Il s’agit du C.R.E.B. Anderlecht, un emplacement stratégique pour aider les enfants et leur entourage ! En ouvrant un centre à Anderlecht, le CREB permet aux enfants polyhandicapés du nord-ouest de la Région d’éviter des longs trajets et d’améliorer leur qualité de vie tout en réduisant les listes d’attente. Il soulage ainsi la vie de nombreuses familles.

Grâce à vos dons, un nouveau centre de rééducation accueille des enfants polyhandicapés

Il y a 10 ans, la petite Kenza est arrivée au monde avec une maladie orpheline. Elle souffre d’une infirmité motrice cérébrale sévère, ce qui la rend totalement dépendante. A ce jour, il n’existe aucun traitement spécifique pour la guérir. Cela malgré tous ces moments emplis d’amour qu’elle partage avec ses parents qui apprennent au jour le jour. Mounir Ben Cheikh, le papa de Kenza, nous livre les difficultés que vivent les parents d’enfants polyhandicapés : "C’est une prise en charge entière. C’est comme un travail à plein temps. La pauvre, elle ne sait rien faire. Ni s’asseoir, ni manger, donc on lui donne tout. On lui apporte tout. On fait tout pour elle. C’est une responsabilité assez lourde ! "

C’est une petite fille très courageuse

Kenza porte plusieurs handicaps : paralysie, déficience visuelle, épilepsie, etc.… Autant dire qu’au quotidien, 24 heures sur 24, c’est une attention de chaque instant qui rythme la vie de ses parents. Mais c’est sans compter sur sa personnalité presque insoupçonnée qu’Inès Ben Cheikh, la maman de Kenza, nous décrit avec émotions : "C’est une petite fille très courageuse avec tout ce qu’elle a vécu. Franchement, même nous, on s’étonne de voir le courage et la force qu’elle a pour s’en remettre. On l’aime beaucoup et elle nous le rend bien aussi à sa manière. C’est ça qui nous fait tenir le coup. Quand on se réveille le matin et qu’elle nous fait le gros sourire, ça vous enlève le poids et la fatigue du stress. On oublie entre guillemets sa maladie."

Ce sont des enfants qui vont profiter différemment de la vie ! 

Chaque jour, Kenza se rend dans un tout nouveau centre de rééducation qui accueille des enfants polyhandicapés. Ce centre se situe à dix minutes de son cocon familial. Pour se rendre dans le centre précèdent, le temps du trajet était de l’ordre d’une heure trente au cœur de la circulation, retard dû aux embouteillages non compris. C’est donc sans compter le temps du retour pour des enfants à la santé fragile dont les trajets les fatiguent.

Aujourd’hui en région bruxelloise, seuls quatre centres peuvent les accueillir. Trop peu pour répondre à toutes les demandes, pourtant toutes aussi importantes les unes que les autres. Danielle Vandenbossche, directrice du CREB, souligne la réalité des trajets et de l’importance d’une prise en charge adaptée pour l’enfant et pour les parents : "C’était très important puisque l’autre centre se situe à de l’autre côté de la ville. Donc on a voulu créer un deuxième centre à Anderlecht de telle sorte que les enfants passent le moins de temps possible dans les transports. Pour se rendre au centre de Woluwe-Saint-Lambert, pour certains enfants, ça veut dire 1h30 de trajet minimum le matin. Ça dépend un peu de la circulation, et la même chose le soir. Donc on a des enfants qui arrivaient déjà fatigués le matin. Ici, on a mis les enfants sur le site d’Anderlecht qui habitent évidemment de ce côté-ci de Bruxelles."

"Pour ces enfants, même si les progrès sont petits, les progrès existent pour certains. Ce sont des enfants qui vont vivre mieux quand leur maladie le leur permet évidemment, puisqu’on peut aussi avoir des enfants avec des pathologies dégénératives. Mais ce sont des enfants qui vont profiter différemment de la vie parce qu’ils ont pu avoir une prise en charge qui est tout à fait adaptée, spécifique, avec des spécialistes et des éducateurs spécialisés."

En arabe, Kenza signifie "trésor". Ce trésor, elle le partage avec sa famille absolument heureuse de la voir bien plus épanouie. D’autres enfants polyhandicapés attendent à ce jour une place afin d’être soignés et accompagnés comme Kenza.

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