Cap48: "Dans le milieu associatif, l'argent est le nerf de la guerre"

Ce dimanche, c'est la dernière ligne droite pour l'opération Cap48 cet automne. Mais avant de donner, certains se posent la question : comment être sûr que l'argent revient bien aux associations, et qu'il est utilisé à bon escient ? Une question légitime, auquel répondait ce dimanche matin Thomas Dabeux, formateur à l'ASBL Inclusion, invité de Week-End Première.

L'ASBL Inclusion est une association de familles, qui représente des personnes atteintes de handicap intellectuel en Fédération Wallonie-Bruxelles. "Nous rassemblons des parents, des personnes pour essayer de voir avec eux quels sont les messages importants à pouvoir défendre, et pour essayer de construire des projets qui ensuite peuvent devenir autonomes et fournir des services aux personnes de manière très concrète", explique Thomas Dabeux. Il précise qu'il ne s'agit pas d'un service d'accompagnement quotidien, mais bien d'une association de promotion de la participation et la qualité de vie des personnes dans la société.

Le dernier projet est venu de Cap48

L'association a déjà bénéficié par trois fois du soutien de Cap48, explique le jeune homme, une aide bienvenue. "Dans le milieu associatif, l’argent est toujours le nerf de la guerre, affirme-t-il. C’est toujours difficile de pouvoir mettre en place des projets à partir du moment où on n’a pas les moyens humains pour mettre des personnes sur des projets." Lors de son dernier projet, entre 2015 et 2017, l'ASBL a pu compter sur l'aide de Cap48 pour embaucher quelqu'un, qui a travaillé sur un outil concret pour permettre aux personnes accompagnées par Inclusion d'évaluer leur satisfaction sur les services. Il s'agit de livres d'évaluation sur vingt thématiques de vie très précises, comme la vie relationnelle, affective et sexuelle des personnes accompagnées. 

Thomas Dabeux précise que l'initiative est partie de Cap48, qui a proposé à Inclusion de travailler sur cet outil d'évaluation. L'ASBL a tout de suite accepté : "pour nous c’est très important de pouvoir évaluer la satisfaction des besoins, explique le jeune homme. Ça n’a pas de sens d’investir et de faire des choses par rapport au handicap si en premier lieu on n’a pas l’avis de ces personnes." Car, comme il le rappelle, "c’est très difficile pour les personnes, a fortiori avec un handicap intellectuel, de pouvoir parler des situations qu’ils vivent et des choses qui peuvent faire défaut dans la qualité des services qu’ils reçoivent."

Pas question d’utiliser ces frais pour quelque chose d'extravagant

Thomas Dabeux rassure les sceptiques : l'argent distribué par Cap48 aux associations est très surveillé. "Dans le cadre du dernier projet, il y a un comité de suivi duquel fait partie quelqu’un de Cap48, et qui s’assure que les grandes lignes du projet sont bien respectées, affirme le formateur. L’utilisation de l’argent est cadrée dans un cahier de charges et il n’est pas question d’utiliser ces frais pour quelque chose de complètement extravagant." D'autant plus qu'il faut le rappeler : une même association doit attendre trois ans entre chaque aide ponctuelle de Cap48, même si elle peut bénéficier entre temps de l'appui de Lab Cap48, une plateforme de récolte de fonds.

L'opération Cap48 se clôturera ce dimanche soir avec la grande soirée diffusée sur la Une à 20h20. En attendant, vous pouvez faire vos dons sur cap48.be, en appelant le call-center au 0800/9 48.81 ou en envoyant un SMS au 4881.

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