CAP48: 80 % des handicaps surviennent après la naissance

Chaque année, CAP48 finance des associations qui viennent en aide à ces personnes en offrant des services tels que la rééducation, les soins adaptés, les logements supervisés...
Chaque année, CAP48 finance des associations qui viennent en aide à ces personnes en offrant des services tels que la rééducation, les soins adaptés, les logements supervisés... - © Tous droits réservés

En Belgique, 15% de la population est touchée par un handicap, soit 1,6 million de personnes. Les causes sont multiples: accident de la route, de travail, maladie. Nous pouvons tous, un jour, être concernés de près ou de loin par le handicap. CAP48 a souhaité mettre un coup de projecteur sur ces enfants, ces femmes et ces hommes pour qui, un jour, la vie a basculé, et qui ont décidé de se battre, parce que le handicap ne veut pas dire incapacité. Des personnes qui ont fait de leur handicap une véritable force et dont l’optimisme dévoile une réelle leçon de vie.

Partager son expérience avec d’autres personnes

Parmi eux, Luc Huberty est un ancien entrepreneur en construction. Il y a 15 ans, il a vu sa vie basculer le jour où il a perdu sa jambe droite dans un accident de la route. Après de longs mois passés au centre de revalidation de Fraiture -projet financé par CAP48- il décide de se battre pour se reconstruire. Son expérience, il la partage à travers son asbl Leg’s go et la campagne de CAP48 : " La vie bascule et ensuite il faut rebondir. Je trouve que la démystification du handicap est essentielle. Le fait de pouvoir montrer, et de pouvoir partager son expérience avec d’autres personnes, inévitablement je vais pouvoir aider d’autres personnes. "

Tanguy Verheyden a 22 ans. Il travaille dans le secteur du jardinage. Le 29 mai 2015, il empoigne une branche pour la mettre dans le broyeur. Pour une raison inexpliquée, son gant se prend dans l’engrenage. Il sera amputé du bras gauche et trois mois au centre de revalidation seront nécessaires pour réapprendre et adapter les gestes du quotidien.

Tanguy nous explique comment sa vie a basculé et ce qu’il a aidé à vivre avec son handicap : " Mentalement c’était très dur ! On a l’impression, au départ, d’être infantilisé, on se sent comme un moins que rien, on manque de confiance en soi ! Au final, c’est d’être bien entouré et d’être encouragé qui aide à repartir sur des bonnes bases et à reprendre goût à la vie simplement ! (…) Ayant connu la normalité, réaliser toutes les actions du quotidien comme faire ses lacets, se préparer à manger, s’habiller. Au début ça prend du temps. C’est tout un apprentissage. C’est grâce aux ergonomes du centre de Fraiture, que j’ai réappris les gestes simples mais qui me demandaient un effort conséquent ! "

Chaque année, CAP48 finance des associations qui viennent en aide à ces personnes en offrant des services tels que la rééducation, les soins adaptés, les logements supervisés, les possibilités de déplacements et tant d’autres aspects essentiels à leur reconstruction, afin que leur handicap ne soit plus un handicap.

 

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