Cancer du sein: les effets indésirables du dépistage

Un mois d’octobre vient à peine de débuter et il sera consacré chez nous à la sensibilisation au cancer du sein. Depuis 2016, la campagne "Think Pink" rive chaque année ses projecteurs ce type de cancer au travers d'initiatives variées. Parmi elles, une "Race for Cure" qui a réuni près de 20.000 coureurs dans 3 villes belges dimanche dernier.

Coup de projecteur aussi sur les moyens de prévenir ce type de cancer : le dépistage. Une méthode efficace mais pas sans risques.

Le cancer le plus répandu des cancers féminins 

Chez nous, 10.500 nouveaux cas sont déclarés chaque année et plus de 2000 femmes en meurent, mais les traitements s’améliorent et le taux de survie ne cesse de s’améliorer.

En Belgique, un dépistage gratuit est organisé et recommandé tous les deux ans entre 50 et 69 ans, un dépistage essentiel mais qui fait débat.

La problématique des surdiagnostics

Le dépistage gratuit est organisé entre 50 et 69 ans, tout simplement parce que c’est dans cette tranche d’âge que l’on dépiste le plus de nouveaux cas de cancer du sein.

Pour le docteur Anne Boucquiau, porte-parole et responsable au département des experts de la Fondation contre le cancer, le dépistage actuel est fiable et a de nombreux avantages : diagnostic précoce, des traitements plus légers, et donc des chances de guérison notamment. Mais tout n’est pas parfait.

"Il y a ce problème de surdiagnostic, c’est-à-dire que ce sont des petits cancers qui sont détectés mais qui sont dormants, donc qui jamais ne se seraient développés, et à ce stade-là on n’a pas la possibilité de le savoir. Lors des examens, on constate une petite anomalie et quand on fait les tests complémentaires, on se rend compte, heureusement pour la patiente, qu’il n’y a pas de problème", explique la spécialiste.

Stress et angoisses

Résultat, la patiente doit effectuer des tests supplémentaires avec les angoisses qui vont avec. Et puis, il y a aussi ce risque faible, mais qui existe, de développer un cancer radio-induit à cause des rayons X.

Bref, il faut mettre en balance les bénéfices et les risques liés à la mammographie. En tout cas avant 50 ans, au-delà le dépistage est vivement conseillé jusqu’à 69 ans.

Notez encore qu’une étude internationale est en cours afin de proposer aux femmes des dépistages plus précis encore qu’aujourd’hui.

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